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DOSSIER 5 : MAISON GAUTHIER (segment-1) la récupération de la maison

 

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Récupéré en avril-juin 2004 en Mauricie, cette maison a

été construite vers 1830-50.

 

Superbe beau grand carré de maison de 29 x 42 pieds. C'est une maison à structure dite Québécoise.

 

Contrairement à la maison Bourqueque je vous ai présenté dans un autre dossier, celle-ci ne possède pas 2 époques d'architecture de toit. L'apparence actuelle de ce doit galbé, est le même que celui qui apparaissait, il y a plus de 150 ans.

 

Son recouvrement est différent par contre, actuellement le toit est recouvert de tôle à pannes pincées (début 1900). Sous cette tôle, il y a le recouvrement de bardeaux de cèdre d'origine, cloué à clous carrés.


 

Commençons notre visite cette fois-ci, par l'intérieur de la maison.

 

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Sur la photo ci-haut, vue de la maison lors de sa récupération en 2004. La maison, située dans un parc industriel, était vouée à la démolition si je n'étais intervenu à temps. Il y avait 2 logements d'aménager au 2iéme-plancher. Les 2 lucarnes que l'on voit sur le toit n'existaient pas à l'origine. On les a construites au 20ième-siécle.

 

 

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Sur la photo ci-haut, vue de la finition moderne du 1ier-plancher.

 

 

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Sur la photo ci-haut, autre vue de la finition moderne du salon, au 1ier-plancher.

 

 

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Sur la photo ci-haut, suite au curetage du mur central de la maison, côté salon, on découvre caché dans le mur, ce magnifique mur à caisson de pin, finement raboté et mouluré à la main. Ce mur traversait la maison en son centre, sur le sens de la longueur, appelé mur de refend. Le mur a été numéroté et démonté méticuleusement. Ce sera une pièce majeure à réinstaller, lors de la future restauration.

 

 

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On remarque sur la photo ci-haut, qu'après avoir dégarni les murs des recouvrements modernes de stuc, de gypse, de préfinis et de petite planche cheap de quincailleries, on retrouve le mur d'origine de crépi sur lattes de bois, ainsi que les boiseries d'époque qui entouraient les fenêtres. Les boiseries sont récupérées, pour êtres restaurés plus tard (décapage, réparation, reconstitution de pièces manquantes), et être réinstallé lors de la restauration. Plusieurs épaisseurs de tapisseries collées au fil du temps ont été photographiées pour les archives de la maison. Les prélarts de la première moitié du 20ième-siècle, sont également apparus sous les tapis ; ici encore plusieurs photos ont été prises de ces éléments qui parlent…En effet des centaines de feuilles de journaux déposés sous les différentes couches de prélarts, donne une idée de l'époque d'utilisation de ces recouvrements de sol. (Entre 1920 et 1950)

 

 

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Sur la photo ci-haut, suite au curetage des murs de la salle à manger, apparaît encore ici le mur de crépi d'origine, avec ses boiseries de fenêtres, sa moulure appuie-chaise et sa moulure de bas-mur. La récupération de ces moulures va permettre d'avoir un gabarit exact des divers profils de moulure ; pour pouvoir en reconstituer d'autres dans des boutiques de menuiseries spécialisées, et recrée cette ambiance du 19iéme-siécle.

 

 

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La photo ci-haut, donne un exemple, des nombreuses photos de détails qui sont prises, tout au long des découvertes historiques, qui surgissent dans les différents curetages de la maison. Ici, on remarque sur la planche peinte du bas de la photo, des échantillons de couleurs anciennes. Sur la planche brute du haut, c'est l'envers d'une moulure de bas mur; on remarque les traits de scie de chasse. (Trait de sciage droit et perpendiculaire à la planche).



 

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Sur les trois photos ci-haut, suite au dégarnissage des murs de crépi, on voit apparaître, les grosses billes de bois équarries è la hache, constituant le mur de pièce sur pièce. Les arbres étaient gros dans cette région, le volume de ces pièces de pruche ou d 'épinette rouge, en témoigne. On remarque également, que suite au curetage du plafond de ses revêtements modernes, les larges madriers de pin apparaissent. Rabotés à la main sur la face plafond et patiné-usé par le pied au grenier. Les poutres de pin du plafond sont également splendides.

 

 

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La photo ci-haut montre le beau plancher de pin du 1ier-plancher, bien patiné par le temps, il sera, comme celui du 2iéme-plancher, numéroté et démonté avec soin.

 

 

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La photo ci-haut nous conduit au 2iéme-étage de la maison, 2 logements y ont été construits pendant le 20iéme-siécle.

 

 

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La démolition pure et simple, des logements du deuxième étage, apporte une quantité de rebuts assez considérables. On voit apparaître la structure du toit progressivement.

 

 

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Sur les deux photos ci-haut, la structure ancestrale du toit s'impose. Les systèmes de chevrons et entraits, plus rapprochés les uns des autres, que ceux de la maison Bourque (décrite plus haut) démontrent une façon de bâtir plus typique du milieu du 19iéme siècle. La planche du toit n'est pas clouée sur les chevrons (arbalétriers) à la verticale comme la maison Bourque, mais plutôt à l'horizontal, comme c'était de rigueur sur les structures de maison dites Québécoise. Dans la structure du toit, un contreventement passe en travers sur chaque versant du toit. Les lucarnes isolées à l'uréthane, seront démolies. Lorsque les travaux de curetage des murs extérieurs de la maison débuteront, la récupération des planches verticales demeurées saines et recouvrant les murs extérieurs, serviront pour restaurer les planches du toit aux endroits de planches avariées. En effet, l'envers de ces planches verticales extérieurs, offre une couleur rougeâtre et vieillie, semblable aux planches du toit que l'on voit sur les photos présentement.

 

 

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La photo ci-haut nous montre encore la structure du toit, mais cette fois les lucarnes sont démolies et la planche des pignons est enlevée. Le curetage du 2ième-étage est complètement terminé, il ne reste qu'à récupérer la planche du toit. On remarque les coyaux à la base des arbalétriers. Ces coyaux (ou acoyaux) sont taillés en galbes courbés dans une pièce d'arbre de cèdre, et appuyé directement sur la base des arbalétriers (ce qui donne la pente québécoise au toit). Ces coyaux ont été déposés directement sur la base des arbalétriers au moment de la construction d'origine du toit. Effectivement, on constate qu'on peut les voir de l'intérieur du grenier. Contrairement au grenier de la maison Bourque, où l'on ne pouvait voir les coyaux sur la base des arbalétriers, (rejetez un œil au grenier cureté de la maison Bourque). Les coyaux de la maison Bourque, ont été déposés sur la planche de toit, et non en dessous, signe d'une deuxième époque rajoutée sur la toiture de la maison Bourque.


 

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La photo ci-haut me montre, en pleine récupération de la planche de pignon. Cette planche a été au préalablement numérotée ; elle sera nettoyée et réinstallée lors de la future restauration de la maison. Ici encore, les planches manquantes ou altérées des pignons, seront remplacées par de la planche verticale murale extérieure récupérée sur la maison, ou par d'autres planches de même époque, récupérées sur d'autres chantier.

 

 

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La photo ci-haut nous montre l'arrière de la maison, avec une rallonge moderne style solarium-aquarium. Rien n'est récupéré dans cette section de la maison rajoutée vers les années 1970. Une machinerie s'occupe de l'éliminer en un temps trois mouvements. Cette aide mécanique, lorsque disponible sauve beaucoup de temps et d 'énergie.

 

 

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Semblable aux recouvrements extérieurs successifs de la maison Bourque (déclin de tôle, papier-brique, déclin de bois), une fois ces matériaux enlevés, les murs de la maison Gauthier nous montre les planches verticales bouvetées du recouvrement d'origine des murs. On remarque l'empreinte des anciens blanchiments de la maison à la chaux. La tôle est enlevée du toit, on remarque le bardeau de cèdre d'origine qui était demeuré en dessous de la tôle. Les lucarnes ont été démolies ; ce qui nous donne une meilleure idée de l'apparence architecturale réel la maison à l'origine de sa construction.

 

 

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La photo ci-haut nous montre le carré de pièce sur pièce, suite à la récupération de la planche verticale qui recouvrait les murs. On remarquera que certaines pièces des murs sont blanchies à la chaux, tandis que d'autres semblent fraîchement équarris. Après quelques recherches, on a découvert que ces pièces blanchies provenaient d'une maison plus ancienne ; maison qui appartenait aux premières générations de Gauthier arrivés sur cette terre en 1796. Cette maison plus ancienne était bâtie non loin du site de la maison actuelle que je récupère. L'ancienne maison étant construite sur une partie de la terre, inondable au printemps par le fleuve St-Laurent, les Gauthier de la 2 ou 3iéme génération, en avait probablement assez de réveiller le matin les deux pieds dans l'eau et ont démonté la vielle maison. Ils se sont servi du pièce sur pièce des murs de cette plus petite ancienne maison pour rebâtir cette grande maison, que l'on voit actuellement. J'ai à mon tour redémonté la grande maison en 2004, pour cette fois, l'amener prochainement à quelque 200 kilomètres plus loin, impressionnant n'est-ce pas ? Tout au long du curetage de cette maison, je retrouvais de temps en temps certains matériaux, que je savais par expérience, qu'ils provenaient d'une autre construction plus ancienne. Lorsque j'ai vu le carré de pièce, comme on le voit sur la photo, je n'ai eu qu'à faire quelques recherche (aider par une extraordinaire archiviste, Michèle Forest de ville-de-Bécancour) pour retrouver les traces archivées du fait d'histoire que je viens de vous raconter ci-haut. J'ai également repéré et photographié, les 2 codes de numérotages des 2 maisons, gravés au poinçon et encore visible sur les pièces.

 

 

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La photo ci-haut nous montre la récupération de la planche de toit. Planches clouées à clous carrés. (Vers 1830, la production manuelle du clou forgé par les forgerons, a commencé à décliner, face aux débuts de l'industrialisation aux Etats-Unis, qui ont amené sur le marché des machines pour fabriquer des clous carrés (ou clou tranchés) mécaniquement. Cet indice d'utilisation de clous carré sur la toiture, nous donne (entre autres paramètres) un aperçu de l'origine de construction de la maison.

 

 

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Voici le squelette structurel des murs et du toit de la maison, prêts pour le démontage final. Lorsque qu'on me demande de remonter le carré brut de la maison, comme point de départ pour la restauration d'une maison ancestrale démonté, c'est ce qu'on voit sur la photo que je remonte. Je vous décrirai plus loin dans mon site, à quelles étapes, j'interviens dans la reconstitution et la restauration d'une maison ancestrale. Je ne prends jamais un contrat de construction d'une maison au complet, clé en main. Je n'ai pas le temps de toucher aux étapes de construction de la maison, qui touchent la construction moderne. Je ne travaille que dans le vieux ; là est ma force et mon expertise.

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Sur les 4 photos précédentes, le démontage de la structure des murs et du toit.

 

 

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Récupération du madrier de pin numéroté, du 1ier-plancher. Ce plancher sera réinstallé tel quel pour le « look » final ancien de la future restauration.

 

 

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Chargement de la maison. Sur la remorque de camion, on ne voit que le squelette structurel des murs et du toit de la maison démontée. Tous les autres matériaux de planches et madriers, sont liés par paquets de transport, protégés par de la toile blanche d'emballage, récupéré dans les entrepôts de quincailleries. On voit de ces paquets en premier plan du camion dans la photo. Il y a une douzaine de paquets de matériaux anciens pour cette maison. Le futur transport de tout le matériel de cette grande maison, dans le nord de Montréal, va exiger 2 camions-remorques comme celui-ci.

 

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