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DOSSIER 18 : MAISON NORMANDIN-DUBOIS (segment-1), maison Néoclassique milieu 19ième siècle. Début curetage intérieur.

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Segment=8, le remontage


La maison "Normandin-Dubois", a été récupéré entre le mois de mars et 6 septembre 2010.

Grandeur du carré : 22' x 30.6' (pieds).

Selon des recherches en cours la maison aurait été construite vers 1850 par des Dubois, par la suite des familles de Normandin l'ont habité jusqu'à récemment. Carré de maison en pièce sur pièce.



Pierre-Olivier et Geneviève, ont acquis la maison et prévois en faire le remontage dans la région de Québec en 2011. Cette maison va elle aussi, revivre de nouveau.

Un blog a été créer pour le remontage de cette maison, ils vous invite à y rédiger vos commentaires.
laquebecoiseenmontagne.blogspot.com


C'est un beau carré de murs en pièce sur pièce, volumineuses.

Assemblages biens faits, maison bien conservée en général,
(quelques endroits sont abimé par des infiltrations d'eau dans la structure, mais rien de majeur facilement restaurables).


Les 5 premières photos de ce dossier, vous montre l'apparence de la maison, losqu'elle a été récupéré au printemps 2010. 



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L'extérieur de la maison en déclin de bois, semble dater de la première moitié du 20ième siècle. Sous ce revêtement se cache le revêtement de planches verticales de l'origine de la construction de la maison, il y a plus de 150 ans.

Les grandeurs des fenêtres sont demeuré de même proportion qu'à l'origine et ce sont probablement les fenêtres d'origine. Elles sont abimées sur les murs pignons, irrécupérables, elles semblent encore potables en façade, nous verrons à la récupération de l'état de ces matériaux. Les carreaux de vitres sont de plus petites dimensions que la normale, vitres qui déforment.

La grande lucarne est postérieur à la maison d'origine, construite à clous carrés (fin 19ième) lorsque les chambres de l'étage ont été modifié.

On parle ici d'une maison humble, maison tupique d'un habitant du temps jadis, aux générations de familles nombreuses. La maison est dans la municipalité de Champlain, sur un très vieux rang.
La disposition des ouvertures en façade, est d'agencemen traditionnel : 3 fenêtres et 1 porte.

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Sur les photos 1 à 7, on voit l'intérieur du rez de chaussée de la maison, qui a été menuisé en grande partie en 1938 (juste avant la deuxième grande guerre mondiale). Il n'y avait pas de matériaux intéressants à conserver de cette époque. Murs de planchettes de bois qui casse facilement en l'enlevant.

D'autres murs ont reçu en plus un gypse et des matériaux des années 1960 approx.

Le curetage débarassera  ces matériaux rebuts.. L'écaillage de la peinture provient d'un abandon de la maison ces dernières années.

Mis à part quelques portes et moulures, rien n'a été conservé au rez de chaussée, l'escalier et les divisions de murs d'origine, sont inexistants..

 

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Photo-1


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Les photos 4 à 7, montrent le début du curetage.

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Sur les photo-8 à 15, on voit la superposition des différents matériaux qui ont habillés les murs du rez-de-chaussée.

  1. Le gypse et les lattes, ont été enlevé au premier curetage.
  2. Apparait en dessous de ce gypse,  un revêtement de plusieurs couches de tapisseries, collées une sur l'autre, et proviennent des modes du dernier quart du 19 ième et premier quart du 20ième siècle probablement. Ces tapisserie sont à certains endroits collées sur fonds de poches de juttes, ou directement sur l'ancien crépi.
  3. Sous ces revêtements de tapisseries, on retrouve un crépi de chaux, qui était la deuxième vie d'origine des murs intérieurs. Ce crépi est très épais et laisse encore paraître à certains endroits des vielles peintures ou teintures. Ce crépi est maintenu par des lattes de bois fendues à la main, et clouées à clous carrés.
  4. Sous ce crépi, nous verrons au segment-2, que les premiers habitants de la maison ont vécu un bout de temps sur le pièce sur pièce apparent, sans blanchiment des murs. Cette première apparence rustique des murs intérieurs, c'est la première étape, la première vie de la maison. dite : la période "d'établissement".

 

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Photos-11 à 15, crépi sur des lattes de bois fendues à la main, et clouées à clous carrés. D'ancienne couleurs d'origine du crépi, est perceptible à cet endroit.



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Photo-15

Photo 15, une vue du coin arrière droit (trou de l'escalier), le crépi à l'étage a déjà été enlevé des pièces du haut.

 


 

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Photo-16

 

La  dernière peinture  de mauvaise qualité qui a été peinte, s'est écaillé à l'humidité (accélérant ainsi le futur décapage de ce magnifique plafond de madriers de pin.

Les solives du plafond (poutres) sont des solives "cappés", c'est à dire que les solives brut ont été enchassées dans une boîte de bois de pin et boudinées sur les arêtes inférieurs. Ce capage des solives n'est pas d'origine de la première vie de la maison, mais c'est beau et bien fait, bois raboté à la main. J'ai décidé de ne pas enlever ce capage, il va demeuré sur les solives, le futur acquéreur décidera de quel époque il veut voir ces solives. Moi je les trouve typiques et très jolies.

En dessous de ce capage, on retrouve la solive brute, écarrie à la hache et légèrement adoucie par rabotage. Elles sont sur le bois naturel, de couleur brun foncé patiné. Comme la couleur des murs de pièces, avant l'ajout du crépi. Ces solives étaient apparentes ainsi sur la première vie d'origine de la maison, à la période "d'établissement".

Le capage des solives, tel que vu actuellement, date de l'installation du crépi sur les murs.

 

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Photo-17

Ici sur photo 17, une autre partie de la maison avec ses solives et son plancher de madrier, sur la vieille peinture de plomb lustrée, on remarque et on apprécie mieux avec le reflet de la lumière, le fini raboté et boudiné à la main de ces éléments importants de la maison.


Allons maintenant jeter un coup d'oeil à l'étage.



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Photo-18


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Photo-19

Sur photos 18 et 19, on apperçoit les 2 chambres dont les murs et plafond, sont recouvert de minces planchettes, finition des années 1938. Rien n'est conservé, irrécupérables parce que trop cloué au clou rond et les planchettes sont minces et séches, tout casse. ces 2 chambres occupent plus que la moitié de l'étage, l'autre partie de l'étage est un grenier ouvert sur la toiture.



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Photo-20

Photos 20 et 21, suite au curetage des planchettes, on retrouve un revêtement de larges planches d'épinette, enduites d'une ancienne couleur blanchâtre de chaux. Ce matériel ancien, sciée à la scie de châsse et cloué à clous carrés, a été conservé. Les bas murs (qui sont le haut des murs de pièces) sont crépi également, avec de vielles couleurs de chaux. On a affaire ici à la planche de la première chambre de l'étage.

La grosse lucarne n'est pas d'origine de la maison, on l'a construite lorsqu'on a fait cette chambre à l'étage, je dirais vers le 3/4 ou fin du 19ième siècle.




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Photo-21

On voit sur cette photo-21, à l'extrème gauche, un restant de mur qui séparait cette grande chambre, du grenier ouvert à l'ouest de la maison.

 

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Photo-22

Photo-22, des cartonnages avec des journaux de 1936-37-38, ont été collés sur les vieilles planches de la chambre de l'étage, avant de menuiser la latte de bois qu'on a vu aux photos 18-19, ce qui indique l'année de ces travaux.

Quelques découpures de ces cartonnages ont été conservé.
 


 

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Sur photo-23-24, le haut des murs de pièces, dans la partie grenier de la maison, a également été crépi.





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Sur photos-25-26-27, le curetage du crépi des hauts murs, dans tout l'étage de la maison est en cours sur ces photos.

La première surprise qui nous attend sous ce crépi, c'est la grosseur impressionnante des pièces de bois, qui constituent la structure des murs en pièce sur pièce. Il y avait des gros arbres dans cette région, lorsqu'on a construit la maison.





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Sur photro-27, le curetage du crépi de l'étage est terminé, on peut y admirer la charpente de toit complète. Fermes de toit en A conventionnel, typique des constructions de cette époque. Les fermes sont à double entraits, l'entrait du bas ayant été ajouté postérieurement lorsqu'on a décidé de bâtir la grande chambre dans le grenier, celle qu'on a vu en photos 20-21.


La planche de toit, type "planches de croûte" ajouré, sera conservé. Pour la réinstallation, je suggère de déligner certaines planches, pour qu'elle soit installé plus serré.


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Photo-28

Sur photos 28 à 30, on peut admirer le premier plancher de madriers de pin, qui possède une très belle usure de pieds, du temps de la première utilisation de cet étage de la maison, comme grenier. Beaux madriers, ils seront numérotés avec soin, pour une réinstallation adéquate dans le futur.

Plancher de madriers, typiques de grenier, innégaux en épaisseur dû au sciage non précis de la scie de châsse. Délignés avec la forme de l'arbre, beau rabotage à la main en dessous côté plafond.




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Photo-30

Les matériaux au centre de la photos-30, représente la récupération des larges planches d'origine qui formaient la "cabane" de la chambre. Matériel de même famille que la planche de toit et pignons, peut servir de rechange lors du remontage.


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Photo-31

Regardez moi cette énorme "équerre de racine", appelée autrefois "un bras d'ange", cette équerre est fixé sur le dessus de la solive centrale, et au centre-mur arrière et la sablière de ce mur arrière.

Un équerre semblable sur le centre-mur avant de la maison a été enlevé lorsqu'on a fait la chambre et la lucarne. On peut voir la cicatrice sur le plancher (photos 30),  de l'autre équerre enlevée ; une braquette de fer de gros format la remplace.

 


 

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Photo-32

Sur cette photo-32, remarquez la cicatrice d'une petite fenêtre sur le pignon (au centre et plus haute que les 2 fenêtres actuelles), cette petite fenêtre probablement d'origine de la construction de la maison, était situé haute pour faciliter la ventilation de la chaleur torride qui s'acumulait en plein été dans le grenier, et surtout dans le faîte du grenier.

C'est un indice que j'ai vu ailleurs, qui indique l'utilisation de tout l'étage de la maison, comme grenier avant la venue de chambres.

 

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Photo-33

Cheminée du milieu 20 ième siècle, à l'emplacement de celle d'origine par contre. Il ne reste que cet élément à démolir à l'étage.

 

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Photo-34

 

à suivre ...

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