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----------Joyal (segment-5), fin du curetage au rez-de-chaussée, examen des matériaux de l'origine de la maison.

 

 

 

Segment-1--une vue d'ensemble du bâtiment, au début de sa récupération.

Segment-2--suite de la vue d'ensemble et début du curetage de l'étage.

Segment-3--curetage à l'étage, constats historiques, début curetage extérieur.

Segment-4--curetage au rez-de-chaussée.

Segment-5--fin du curetage au rez-de-chaussée, examen des matériaux de l'origine de la maison.

Segment-6--curetage des murs extérieurs complété, début du démontage du toit.

Segment-7--historique des aïeux Joyal.

Segment-8--début du démontage du carré de la maison.

Segment-9--fin du démontage complet de la maison.

 




La maison Joyal.



Dans ce segment-5, Jetons un oeil sur l'étage de la maison pour voir les planchers de madriers. Par la suite retournons au rez de chaussée, pour le curetage du plafond à caissons, et encore une fois la lecture des indices historiques de la maison.

 










L'examen de l'étage de la maison, suite au curetage.

 

 

 

 Photo-130


Le curetage est complété à l'étage.


La charpente du toit apparait dans l'entité de sa cathédrale.

On remarque que les chevrons de toit sont des pièces de bois écarries à la hache qui ont été refendues en moulin à scie. Ils sont d'un volume de 4x4 et 4x5 pouces.
Petits chevrons, mais la pente de toit étant assez raide, ils sont suffisants étant séparés d'environ 5 pieds chacun, pour supporter l'ensemble du pontage du toit.
Ils sont faits d'un bois très dur et résistant, de l'épinette rouge.

 

La planche du pontage du toit est superbe. Très large, planches de pin rouge.

 

Les planchers de madriers de pin sont de 1.5 pouces d'épaisseurs.
Bien conservés, ils ont été, tout comme la planche de toit, numérotés pour prévoir une bonne réinstallation lors du futur remontage.

 

 

 

 

 

 Photo-131

 

 

 

 

 

 Photo-132

 

 

 

 

 

 Photo-133

 

 Sur cette photo-133, le trou au plancher de la première escalier du coin arrière droit de la maison, tel qu'expliquer au segment-5.

 

 

 

 Photo-134

 

 Sur photo 134, trou de la deuxième escalier de la maison qui proviendrait de la rénovation de la maison qui s'est effectuée vers 1910-1915.

 

 

 

 Photo-135

 

 

 

 

 

 Photo-136

 

 

 

 

 



 

 

 

 La fin du curetage au rez-de-chaussée.

 

 

 

 

 Photo-137

 

 

Au rez-de-chaussée, le démontage du plafond à caisson s'effectue. Les matériaux de ce plafond sont de beau pin sans noeud. Ils ont été récupéré et font partie des matériaux de la maison.

 

 

 

On remarque que ce plafond a été installé à l'origine de la construction de la maison, puisque les solives de plafond qui apparaissent suite au démontage de ce plafond, sont brutes, ainsi que le dessous des madriers du plancher de l'étage.

Ce qui signifie que les solives n'ont jamais été apparentes au plafond de ce rez-de-chaussée, elles ont toujours été cachées par ce recouvrement de plafond à caissons.

 

 

 

 

 

 

 Photo-138

 

 

 

 

 

 

 

 

 Photo-139

 

 

 

 

 

 

 

 Photo-140

 

Sur le prochaines photos 140 à 147, le curetage complet du rez-de-chaussée est complété.

 

 

Ce qui attire surtout l'oeil, ce sont les murs de pièce sur pièce, composés de grosses pièces de bois de pin rouge.
Tout le carré de la maison est en pin. Les pièces de ce carré de maison sont énormes.

En majorité elles varient entre 15 et 17 pouces de large.

 

Il y avait autrefois, selon les dire de Come Joyal, une forêt de pins non loin de la maison. Tout porte à croire que la construction de cette maison, s'est faite à partir de ces arbres gigantesques.

 

 

 

 

 Photo-141

 

 On peut mieux voir sur cette photo-141, le gros volume des pièces qui composent le jeu de pièce sur pièce du carré de la maison.

 

Ces énormes pièces de bois, ont une face écarrie à la hache, et une face sciée. La face sciée apparait surtout à l'extérieur des murs pour créer un mur égal à l'extérieur.

 

Le principe pour avoir ces pièces de murs est typique de plusieurs maisons anciennes de ce genre. On abattait un énorme pin, et en forêt on écarrissais l'arbre pour qu'il devienne carré.

À supposer une bille de bois, qui suite à l'écarissage devenait d'une grosseuer de 17 pouces par 17 pouces carré. On transportait par la suite cette bille de bois au moulin à scie de la région, et on pouvait refendre la bille, en trois pièces de bois de 17 pouces de large par environ 5 pouces d'épaisseur.

C'est la raison pour laquelle, les pièces de bois ont un côté écarri (la face extérieur de la bille) et un côté scié (laface sciée au centre de la bille).

 

Voir aussi ce lien, vers de dossier de la maison Petitclerc, segment-4, texte au dessus de la photo-54a

 

 

 

 

 Photo-142

 

 La construction du carré de bois de cette maison est très précise et faite de mains de maîtres.

D'excellents charpentiers et menuisiers ont construit cette maison. 



De l'avis de Come Joyal, dans la famille des aïeux Joyal, cette famille était composé d'homme très habile en construction.
 On le remarque par la qualité de cette construction.

 

 

 

 

 Photo-143

 

 

 

 

 

 

 Photo-144

 

 Comme le l'ai mentionné, les solives de plafond et le dessous du plancher de madriers de l'étage, sont bruts. Tout est en pin.

Les solives de plafond sont belles et bien conservées. De gros volume.


Comme les pièces de mur, les solives du plafond présentent 2 faces écarries à la hache et une face sciée. C'était le même principe que ce que je viens d'expliquer ci-haut, pour la confection des pièces de mur.

On remarque ce qualificatif des solives sur les deux photos suivantes 145 et 146.

 

 

 

 

 Photo-145

 

 Sur photo-145, on voit la face de côté de la solive sciée.

 

Le dessous est écarri à la hache.

 

Sur la photo suivante 146, on voit les 2 faces écarries à la hache.

 

Ces solives n'ont jamais été destinées à être apparentes dans la maison, c'est la raison de leur aspect brut.

 

Par contre dans un processus de remontage de cette maison, ces solives et plafond, demeurées sur le bois naturel, après un lèger ponçage d'usage, vont donner un magnifique plafond de pin ancien.

 

 

 

 

 

 Photo-146

 

 

 

 

 

 

 Photo-147

 

Sur photo-147, le dessous du plancher de madrier de l'étage que nous avons vu au début de ce segment, porte les marques de sciage ancien d'une scie de "châsse".

 

 

 



 

 

 

 L'examen du plancher de madriers, au rez-de-chaussée.

 

 

 

 

 Photo-148

 

 

 Le plancher de madriers du rez-de-chaussée, est composé de madriers de 2 pouces d'épaisseur, de 6 pouces de large, embouvetés, et assemblés à joints perdus.

Il est bien conservé.

 

Il a été complètement numéroté, pour une réinstallation future.

 

 

 

 

 

 Photo-149

 

 

 

 

 

 

 

 Photo-149a

 

 On peut voir sur cette photo-149a, les tags de métal blanc, cloués au plancher et poinçonnés de numérotages.

 

 

 

 


 

 

 L'emplacement de la grande pièce commune au rez-de-chaussée.

La cuisine de l'origine de la maison.

 

 

 

 Photo-150

 

 Sur les photos 150 à 152b, nous voyons la section du plancher du quart de la maison, qui était la partie de la maison la plus utilisée, la pièce commune.

 

L'usure du plancher témoigne d'une intense activité à cet endroit.

 

On peut presquement revivre le cheminement journalier de la ménagère qui s'affairait au travaux domestiques entre la cheminée de pierre et son âtre de cuisson et la table de repas. On peut y supposer les veillées au coin du feu, les rencontres à la cuisine, l'endroit de rassemblement de la famille.

C'est plein de vie ancienne cette section de la maison. Ce plancher transpire d'activités humaines d'un passé très lointain.

 

 

 

 

 Photo-151

 

 L'usure du plancher est extrême et de toute beauté. Pout les amateurs puristes qui désirent recréer cette espace de vie du milieu du 19ième siècle, le plancher a été soigneusement numéroté à cet effet.

 

On voit sur cette photo-151, à droite la 2ième trappe à légumes qui mène à la cave de terre, et en haut de la photo à gauche, le placardage en planches du plancher, à l'endroit de la grosse cheminée de pierre de l'origine de la maison.

 

 

 

 

 

 Photo-152

 

 Sur photos 152, 152a, 152b et 152c, la cicatrice au plancher de l'emplacement de cette cheminée de pierre.

 

 

 

 

 

 Photo-152a

 

 

On remarque sur cette photo 152a et 152b, encore une fois, l'extrême usure du plancher en face de l'âtre de cuisson et de chauffage de l'ancienne cheminée de pierre.

 

On remarque aussi sur la photo 152a, la marque sur la plancher (à la gauche de la photo en ligne avec la ligne blanche de gauche), de l'ancien mur de refend, qui arrivait sur le côté de l'âtre.

Comme je l'ai expliquer au segment 4, le plancher est moins usé à la gauche de cette marque, puisque c'était le salon de l'autre côté de ce mur.

 

 

 

 

 

 Photo-152b

 

 

 Photo 152b, la cicatrice de la cheminée de pierre.

 

 

 

 

Photo-152c

 

 

 Sur cette photo 152c, lors du démontage final de la maison que nous verrons en segments 8 et 9, après avoir enlever les planches qui placardaient le trou de l'ancienne cheminée de pierre, on voit encore au fond de la cave, les grosses pierres d'assises qui supportaient cette cheminée.

 

 

 

 

 Photo-153

 

 

 

Les photos 153 à 154c, nous montre le mur de pièce sur pièce qui était à l'arrière de la cheminée de pierre.

 

Lorsque cette cheminée d'origine a été démolie, on a coller sur le mur des journeaux et de la tapisserie.

 

Une partie de ces journaux, nous montre la date de 1890, qui semble être la date approximative de l'année de démolition de la grosse cheminée de pierre.

 

 

 

 

 

 

 Photo-154

 

 

 

 

 

 

Photo-154a

 

La date de 1890.

 

 

Photo-154b

 

Tapisserie de la fin du 19ième siècle sur le mur arrière de la cheminée de pierre.

 

 

Photo-154c

Sur cette photo 154c, un article publicitaire de 1890.

 

 

 

 

Photo-154d

 

 Sur ces photos 154d et 154e, j'ai photographié, une maison ancienne (très bien conservée et entretenue d'ailleurs), située à environ 1 kilomètre de la maison Joyal, sur le même chemin.

 

Cette maison possède les même proportions architecturales que la maison Joyal, la même pente de toit et un agencement similaire des ouvertures.

 

Cette maison possède encore sa cheminée de pierre qui semble d'origine de la maison. On peut avoir un exemple ici, de ce que pouvait avoir l'air la cheminée de pierre de la maison Joyal, vue de l'extérieure.

 

 

Photo-154e

 

 

 

 

 

 



 

 

 

Le débriquetage extérieur qui continue. 

 

 

 

 

 

 Photo-155

 

La maison perd lentement son recouvrement d'origine de brique pour laisser apparaître le carré de bois en pièce sur pièce en pin rouge de la maison.

 

 

 

 

 Photo-156

 

 

 

 

 

 

 Photo-157

 

 

 

 

 



 

 

 L'examen des clous.

 

 

 Photo-158

 

 Lorsque nous avons récupéré le plafond à caissons de l'intérieur de la maison et la planche du pontage du toit, les clous utilisés nous donne une idée de l'origine de la construction de la maison.

 

Nous voyons sur ces photos que les clous utilisés, sont à 20% composés de clous forgés à la main, et de clous carrés industriels.

L'utilisation de ces 2 sortes de clous dans la même construction, s'est surtout faite dans les années de transitions entre le clou forgés et le clou carré, c'est à dire dans le deuxième quart du 19ième siècle.

 

Sur cette photo-158, à la gauche ce sont des clous carrés, à droite des clous forgés.

 

 

 

 Photo-159

 

 Photo-159, je montre ici un clou forgé, avec sa tête de clou martelé par une maisn de forgeron.

 

 

 

 Photo-160

 Sur photo-160, des clous carrés fabriqués en industrie par des machines. Également appelé du clou tranché.

Ces clous carrés présentent des têtes de clous de formes irrégulières, signe des premiers clous carrés dans la première moitié du 19ième.
Plus on avance vers la fin du 19ième siècle, plus les machines d'industrie pour les faire vont de perfectionner et vont donner des clous de fabrication plus similaires.

 

Le clou rond que l'on connait aujourd'hui, et que l'on utilise encore, est arriver sur le marché au tournant du 20ième siècle, et à son tour il a lentement remplacer le clou carré.

 

 

 

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