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DOSSIER-46 : MAISON PETITCLERC, (segment-1), structure de maison avec charpenterie d'influence régime Français, 200 ans.

 

 

Segment -1, Apparence de la maison lors de sa récupération.

Segment -2, Début des travaux de curetage au rez-de-chaussée.

Segment -3, Début des travaux de curetage à l'étage. Découverte de la belle charpente de toit Française.

Segment -4, Curetage du crépi sur les murs du rez-de-chaussée, pour découvrir l'impressionnante structure de pièce sur pièce des murs.

Segment -5, Le curetage et nettoyage du rez-de-chaussée est complété. Vue d'ensemble des murs en pièce sur pièce et constats historiques.

Segment -6, Le curetage des murs Arrière et Gauche, + Vues du plancher de l'étage.

Segment -7, Le curetage des murs Façade et Gauche, le carré des murs en pièce sur pièce se dévoile dans un excellent état de conservation.

Segment -8, Dernier curetage : celui du toit et la récupération la planche d'origine. À la fin de ce segment, un vue de l'ensemble de la structure de la maison mise à nue.

Segment-9, Démontage structurel complet de la maison et analyse de certaines techniques anciennes de charpenterie..

Segment-10, Le remontage de la maison, dans son nouvel environnement de Havelock, au coeur de la Montérégie.

 

 

 

Voici le dossier d'une maison de plus de 200 ans, construite avec les influences et techniques anciennes de construction, qui prévalaient au régime Français du 18ième siècle.

 

Maison rarissime de nos jours.



Lorsqu'on parle d'une maison de plus de 2 siècles, dans un pays de 4 siècles d'âge,

et dont la structure de base de la maison a été construite comme on le faisait dans les 2 premiers siècles du pays ....

c'est un rare artéfact, une belle pièce d'antiquité.

 

 Sur la photo ci-haut, on voit la structure de base de la maison, après les divers curetages, qui se sont effectués entre décembre 2014 et mai 2015.

 

(Pour voir d'autres photos de cette étape finale de curetage extérieur de la maison, voir le segment-8 de ce dossier.)

 

Mais ne brûlons pas les étapes,

et voyons l'analyse de la récupération de cette maison, à partir du début.

 

Bon voyage dans le dossier de la maison Petitclerc.

 

 



 

 
La maison a trouvé preneur (vendue) en juin 2015.

Elle sera remontée et restaurée dans la région de Hémingford, Qc.

 

 



 

 

Historique architectural de cette maison "Petitclerc".

 

 

Cette maison est, historiquement parlant, la soeur jumelle et autrefois la voisine de la maison Thibault-Soulard, qui a été restaurée dernièrement par la ville de St-Augustin-de-Desmaures. Dossier #30 dans section Maisons-Archives du site.

SI vous visionnez le segment 2 du dossier Thibault-Soulard,
 
Regardez la photo-2 et le texte qui l'accompagne. C'est la copie semblable de la maison que je récupère présentement (fin décembre 2014).




La maison Thibault-Soulard, était localisée à son origine, sur la route 138 à l'entrée Ouest de St-Augustin. Classée monument historique, elle a été déménagée d'un bloc en 2009, pour être implantée sur son nouveau site actuel, et restaurée au centre-ville historique de St-Augustin.


La maison Petitclerc, est présentement localisée sur son site d'origine sur la 138, et elle est la VOISINE de l'ancien emplacement d'origine de la maison Thibault-Soulard.

 


Ces 2 maisons voisines lors de leurs constructions dans le début du 19ième siècle ; possèdent un type de charpenterie d'influence Française similaire, une grandeur similaire et plusieurs autres caractéristiques architecturales communes.


 

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 Que signifie l'expression :  "maison construite avec des influences du régime français".

 


Cette maison Petitclerc, a été construite comme la maison Thibault-Soulard, vers les années 1800 à 1820, lorsque le village de St-Augustin de Desmaures, à l'origine construit sur le bord du fleuve, sur l'ancien chemin du roy, change de place.
 
On décide au tournant du 18 et 19ième siècle, de déménager le village sur le rang plus haut, qui est aujourd'hui la route #138 (l'ancienne #2).
 
Ces maisons (Soulard et Petitclerc entre autres) seront donc construites sur ce nouveau tronçon du chemin du Roy, qui va accueillir le nouveau village de St-Augustin.
 
 
Ce qui distingue ces 2 maisons, c'est la technique traditionnelle très ancienne de les bâtir, comme on bâtissait autrefois dans le siècle précédent.
 
Elles ont fort probablement été construites par un ou des vieux charpentiers expérimentés, nés vers la fin du régime français (1750-1760), et qui ont hérités empiriquement de leurs pères, de ces vieilles techniques de construction typiques du régime français.
 
Pour celles et ceux qui ne sont pas familiers avec l'histoire du Québec :
de 1608 à 1760, nous sommes colonie Française : c'est le régime français.
À partir de 1760, cette Nouvelle-France, devient colonie Britannique et c'est le début du régime anglais.

 
 
Ces 2 maisons sont des copies de la façon qu'on bâtissait les structures de maison vers la fin des années 1600 et pendant les années 1700 en Nouvelle-France, en pleine époque florissante du régime français.
 
 
C'est la raison principale aujourd'hui, de la rareté et du caractère antique exceptionnel de ces structures de maisons d'exceptions.
 
 

En lisant ce dossier étoffé de la maison Petitclerc, qui va évoluer sur plusieurs segments, vous allez entendre parler de charpente de toit française complexe, de structure de murs avec poteaux à coulisses dans les coins, d'utilisation de clous forgés, de toit pentus, de cheminée de pierre gigantesques etc...

Vous allez pouvoir visualiser ces caractéristiques sur photos, et mieux comprendre ce qu'était le type de construction de ces maisons de bois, considérées parmi les plus anciennes encore "debout" au Québec de nos jours.
 
 
 
 
bonne découverte !

 

 



 

 

GRANDEUR DE  27 X 32.6 pieds.

(grandeur approximative à quelques pouces près, la grandeur exacte va être mentionnée plus tard dans ce dossier, suite au curetage extérieur des murs et à la mesure exacte du carré de la maison.)

 

État de conservation remarquable, possédant par contre quelques altérations mineures dûes aux successives rénovations du dernier quart du 20iéme siècle. Phénomène tout à fait normal dans la "véçu" d'une maison de cet âge.

 

 



  

 

Les photos de ce segment-1, nous montrent l'état actuel de la maison lors de sa récupération en décembre 2014.

 

 

 

 Photo-1, mur pignon Ouest.

 

Les photos 1 à 5 nous montrent l'état actuel extérieur de la maison.

 


Finition conventionnelle en "plastique" provenant de la dernière rénovation de la maison vers la fin du 20ième siècle.

 

Sous ce revêtement de plastique se cache un revêtement de "papier briques" goudronné des années 1940 approx.

 

Sous le revêtement de papier briques, se cache le recouvrement d'origine des murs,  en planches verticales blanchies à la chaux.

 

Et sous les planches verticales, se cache la structure de murs en pièce sur pièce, avec poteaux à coulisses dans les coins.

 

Nous découvrirons ces différents revêtements, lorsque le curetage extérieur sera mis en chantier au printemps.

 

 

 

 

 Photo-2

 

 

 

 

 

 Photo-3


 

 

 

 Photo-4, mur pignon Est.

4-A

 

 

Sur photo-4 A, voici en graphique l'apparence architecturale d'origine, de la forme de la maison .

La forme du toit avec ses larmiers galbée à la Québécoise, et les lucarnes sur le toit, sont postérieurs à l'apparence d'origine de la maison, qui se voulait plus "carrée" avec toit pentu à la régime français.

 

Pour honorer les origines lointaines d'influences de construction de cette maison, la future restauration devrait "idéalement", s'orienter vers cette forme architecturale que j'illustre en graphique jaune.

 

Belles proportions du régime français, avec une hauteur de pignon de 15 pieds versus la hauteur des murs de pièces de 10 pieds.

Toit à angle prononcé d'approximativement 49 degrés.

 

 

 

 Photo-5

 Les ouvertures de fenêtres et portes sont toujours à leur emplacement d'origine dans la strucutre des murs.

Nous confirmerons le tout lorsque le curetage des murs intérieurs sera terminé.

 

 



 

 

L'apparence du rez de chaussée, lors de la récupération de la maison, avant de démolir ces rénovations modernes, pour découvrir la vieille maison.

 

 

 Photo-6

 

 L'intérieur au rez de chaussée et à l'étage de la maison, a été rénover en apparence de bungalow moderne conventionnel, dans le dernier quart du 20ième siècle.

 

Gypse, préfinis, cartonnages, etc. rien d'historiquement intéressant. Tout sera "scrapper" lors des travaux de curetage. (voir segment-2)

 

Le plafond du rez de chaussée, a également été recouvert de gypse, cachant les anciennes solives de plafond et le dessous des madriers du plancher de l'étage.

Nous découvrirons ces éléments anciens dans le segment-2.

 

 

 

 Photo-7

 

 

 

 

 

 Photo-8

 

 

 

 

 

 Photo-9

 Sur photo-9, un curetage sommaire sur ce mur m'a permis de voir les matériaux anciens qui s'y cachent.

 

 

 

 

 Photo-10

 

 

 



 

 

 

L'étage, les chambres

 

 

 

 Photo-11

 

 

Encore ici comme au rez de chaussée, la rénovation moderne en gypse recouvre les murs et plafonds des chambres.

 

Les chambres sont construites en "cabanes" à l'étage.

 

 

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas la définition ancienne de "construire des chambres en cabanes", je vous invite à faire une recherche sur mon site avec le mot "cabane".

J'explique dans d'autres dossiers ce phénomène.

Pour faire cette recherche écrivez le mot clé "cabane" dans la petite fenêtre intitulée RECHERCHE, dans l'extrême haut de chaque page du site, et acquiessez la recherche.

 

Vous verrez la liste des articles sur la site qui traitent de ce sujet, cliquez sur les articles en question pour les consulter.

 

 

 

 

 Photo-12

 

 

 

 

 Photo-13

Sur photo-13, les plafonds de cartonnages et gypse, cachent un plafond à caissons ancien qui sera récupéré.

 

 

 

 

 Photo-14

 

 

 

 Photo-15

Des planchers de bois franc modernes seront curetés, voir segment-3.

 

 

 Photo-16

 

Par cette porte en photo-16, on entre dans la section grenier de la maison, on peut y appercevoir une partie de la charpente de toit.

 



 

 

 Le grenier

 

 Photo-17

 

En entrant par cette porte, on aboutit dans la section Ouest de la maison, qui est demeurée grenier ancien, non isolé.

Examinons ce que l'on va y découvrir de la vieille maison.

 

 

 

 

 Photo-18

 

Sur photo-18, on est frapper en entrant dans le grenier,  par l'angle prononcé du toit (49 degré) et les belles planches de toit, posées à la verticale sur les pannes.

 

 

 

 

 Photo-19

 

Ici sur photo-19, une vue des chambres dites en "cabanes".

 

Murs modernes isolés avec panneaux de bois pressé moderne (aspenite).

 

 

 

 

 Photo-20

 

Et voilà en levant les yeux dans les airs, la belle charpente d'influence française qui s'impose.

 

 Sur les dernières photos de ce segment (photos 21 à 25) je donne une brève description de cette charpente de toit, et des éléments anciens du haut des murs que l'on peut voir pour l'instant.

 

On peut mieux admirer l'ensemble du grenier APRÈS les travaux de curetage des chambres,

en segment-3 de ce dossier.

 

 

 

Photo-21

 

Sur photo-21 , on voit un mur pignon du grenier, avec un poinçon et contreventement en diagonal dans le faîte.

 

 

 

 

Photo-22

 

 

Dans le centre du toit, sur photo-22, d'autres poinçons et contreventements.

Pente de toit d'environ 49 degrés.

La charpente de toit est constituée de 5 fermes de toit, toutes avec poinçons, toutes reliées par des sous-faîte (excepter sur la ferme du mur Nord-est, endroit où passait la cheminée de pierres de l'origine de la maison).

3 contreventements à l'oblique croisant les sous-faîte, caractéristique qui associe cette charpente à une influence influence Percheronne plutôt que Normande.

 

La planche de toit à la verticale, soutenue par 3 rangs de pannes sur chaque versant de toit. 1 panne faîtière au faîte.

 

 

Belle charpente finement écarrie à l'herminette et assemblages précis de main de maître.

Proportions anciennes du régime Français. 

 

 

Photo-23

 

 Sur photo-23, un détail de la charpente de toit au centre de la maison.

Sur photo-2b, on peut remarquer, au centre-photo : le poinçon vertical et les 2 sous-faîtes horizontaux assemblés tenons-mortaises au poinçon et barrés par les chevilles de bois.

 

À droite-photo : un contreventement à l'oblique qui croise le sous-faîte, s'assemble au bas de l'autre poinçon (qui n'est pas sur la photo) et s'assemble au faîte, tenons-mortaises, dans la panne faîtière.

 

En arrière plan, un chevron et une des pannes à horizontale, qui soutiennemt la planche de toit posée à la verticale.

 

 

REMARQUEZ EN BAS de la PHOTO-23, À LA BASE DU POINÇON, LES DEUX TRAITS OBLIQUES GRIFFÉS DANS LE BOIS DU POINÇON :

Ces deux traits représentent le chiffre 2, c'est un ancien numérotage du charpentier qui a taillé cette magnifique charpente de toit.

Pourquoi ce numérotage présent à plusieurs endroits sur les poutres de la charpente ? Parce que cette charpente de toit, a été crée, taillée, encochée et assemblée par terre lors de sa fabrication.

Par la suite, elle a été numérotée, démontée et hissée sur le plancher de l'étage, pour être ré assemblée sur les murs de la maison.

Ce sont les griffes du charpentier, qui nous parlent 2oo ans plus tard...

 

 

Photo-24

 

Sur photo-24, on voit la charpente de toit dite "complexe française à pannes", avec les magnifiques planches de toit d'origine de la construction, clouées à la verticale à clous forgés sur les pannes, et d'une belle patine bicentenaire .

 

Excellent état de conservation.

 

 

 

Photo-25

 

 Sur cette photo-25, on voit un coin de la structure de murs en pièce sur pièce, avec son poteau vertical à coulisses dans le coin. (Il y en a aux 4 coins).

On voit en premier plan sur cette photo, un gousset, qui relie les 2 sablières dans ce coin. (Aussi dénommé : une "barrure de coin". Définition technique : pièce servant à rigidifier une liaison d'angle.),

 

C'est la partie supérieure-intérieure de ce long poteau à coulisses de coin de murs,  que l'on voit sur cette photo-25, sous le gousset.

 

 

 

 

 

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