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Dossier-49 : MAISON LAMONTAGNE de Rimouski, rare exemple qui subsiste au Québec, de murs en colombages-pierrotés.

 

 

 

La maison Lamontagne

 

Structure de murs en colombages pierrotés, charpente de toit complexe. 1744

 

 

Lors de mon passage à Rimouski, en septembre 2015, pour le remontage de la maison Deshaies, j'en ai profiter pour visiter la maison Lamontage, qui est une classification patrimoniale nationale et une restauration et remise en valeur gouvernementale, vers 1974.

 

Cette maison exceptionnelle, d'un type de construction répandu au régime français, est un des rares exemples, qui est parvenu jusqu'à nous de nos jours.

Il ne reste que deux ou trois exemples dans le QUébec de ce type de construction, dont la maison Pichette (c.1750) de St-Pierre de l'Île d'Orléans.

 

Je vous invite à visiter cette maison, lors de votre prochain passage à Rimouski.

 

 L'historien Luc Noppen, a été je crois un des principaux responsables, de la conception des travaux et des panneaux-affiches d'explications et de vulgarisation populaire écrits, de cette remise en valeur historique de la maison et du site de la maison Lamontagne.

Beau travail monsieur Noppen.

 

 

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Photo-1, voilà en maquette, ce qu'est un mur de maison en colombages pierrotés. Ce sont des grosses pièces de bois mises debout (appelés des colombages ou des pieux), séparés entre eux d'environ 8 à 10 pouces, et cet espace entre les colombages est rempli d'un mélange de ciment de chaux et de petites pierres, ou d'un mélange d 'un torchis de glaise paille et petites roches.

 

 

Photos 1 à 5, laissons parler le texte de présentation sur place, qui explique ce qu'est une maison, à

 structure de murs en colombages pierrotés.

 

 

 

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 6 = À gauche la première maison en colombage de 1744, à droite, la rallonge en pieux debouts du début 19ième siècle.

 

 

 

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 7 = La rallonge en pieux debouts du début 19ième siècle..

 

 

 

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 10 = Tête de cheminée de pierre, crépi à l'extérieur pour mieux protéger la maçonnerie, et aider à

 l'étanchéitée avec le recouvrement de bardeaux de bois sur le toit.

 

 



 

 

 

Photos 11-12-13 = Une vue du haut du coin de mur pignon, à l'intersection de son pignon.

 

 

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1 = "Planche rejet d'eau" à angle, entre le pignon, et en dessous, le mur-pignon en colombage.

 

2 = Cette planche soutenue par petits coyaux.

 

3 = Les grosses pièces de bois verticales, du mur en colombages pierrotés, situées à l'Ouest de la maison, portent des marques (petites fentes-trous) d'un piccoti de chevillettes, qui devaient soutenir à un crépi de protection pour ce mur de colombage.

 

4 = On voit que le bardeau de bois, est déposé sur une genre de treillis de plastique, (cedar breather), pour le faire respirer. De l'expérience que j'en ai, ça ne donne pas toujours de bons résultats, en matière de conservation du bardeau de bois sur plusieurs années, pas assez d'espace pour ventiler.

 

5 = Débordements de toit minimes, de l'épaisseur de la planche de toit.

 

 6= Planches de pignon, taillées en bizeau à leur base pour venir s'asseoir sur la planche rejet d'eau.

 

 

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La restauration des murs extérieurs.

 

 

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Photo 14a = lors de la restauration de ce viel artéfact de 1744, on a dû remplacer les 2 premières solesdu bas des murs, probablement trop pourrites avec le temps.

On a également remplacer,  dans le bas certains poteaux de la structure des murs, des parties trop pourrites par du bois de rechange.

Belle job de remise en valeur, on a pris la peine de marquer les pièces pour créer un certain vieillissement pour se confondre avec les anciennes.

 

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 15 = marques du piccoti de chevillettes sur le mur Ouest, mais sur aucun des 3 autres murs. Ici coin mur de gauche (ouest) et façade (sud).

 

 

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 Lucarnes bien calibrées architecturellement avec le bâtiment.

 

 

 

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 Le colombage pierroté, bien mis en valeur à l'extérieur. On remarque que d'après le vieillissement des surfaces de bois des poteaux (pieux) debouits, qu'effectivement cette structure de mur est demeurée longtemps apparente dehors. Plus tard on l'a probablement recouvert de planches vericales, et autres revêtements au fil des années.

 

 

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 19, sortie du bout d'une solive de plafond du rez de chaussée, en tenon mortaise dans un poteau.

 

 

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 24 l'arrière du bâtiment.

 

 



 

 

Le deuxième étage de la maison, appeler "les combles", "le grenier".

 

   Vaste, sans chambres à l'origine (l'hiver), servant de rangement, de séchoir, etc.

 

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 Belle charpente de toit robuste et massive, d'influence "Percheronne"

 

 

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 27 = assemblage moisé, des entraits retroussés, aux chevrons.

 

 

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Photos 28-29-30 = Une vue du coin du mur

 Une vue du haut des murs en colombages pierrotés, à partir du plancher des combles.

 

 

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 31 =joints des sections de madriers de plancher.

 

Ici madriers de planchers assemblés entre eux avec des madriers peu larges, pour aider à la rétractation des matériaux en temps de chaleur ou d'humidité.

 

 

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 32 = on remarque des mortaises ouvertes, dans certains chevrons, indication probable d'entraits retroussés plus bas, assemblés tenons-mortaises, lors de la période "grenier" de l'étage.

 

Entraits remontés à leur position actuelle en assemblage moisé, probablement lors de l'occupation plus intensive de l'étage au 19ième siècle.

 

 

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 33 = tenon sous les chevrons , s'assemblant aux sablières dans une mortaise.

 

 

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planches de toit mises à l'horizontale.

 

 

 

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 remise en valeur des murs du rez de chaussée, sur le crépi.

 

 

 

 

 

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 insertion subtile d'une fente au plancher pour chauffage, et prises de courant incorporées aux plinthes et peintes pour se dissumuler à la teinture des plinthes.

 

 

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Photo-46

 

On a conservé sur un pan de mur, un peu de treilli de lattes fendues à la main, clouées à clous forgés, qui soutenait le crépi des murs.

 

On remarque que sous ce lattis de lattes, les poteau de bois montrent des galettes d'auciens chaûlages des murs, au lait de chaux.

 

C'était probablement la première apparence des murs intérieurs, avant l'arrivée du crépi.

 

 

 

 

 

 

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