Dossier-6: ---VENDUE--7Déc19---Maison Rose Lamothe, Exceptionnelle, rare, +/- 250 ans, fin régime Français, (segment-1)

 

Segment-1, Présentation de cette maison très vieille et rare de nos jours.
Segment-2, Le curetage de l'extérieur de la maison, les murs Façade et Arrière.
Segment-2a, Le curetage de l'extérieur de la maison, les murs Droite et Gauche.

Segment-3, Un examen du rez de chaussée et début du curetage
Segment-4, Un examen de l'exceptionnelle charpente de toit à l'étage et début de curetage de l'étage
Segment-5, vide pour l'instant


 

Une maison EXTRÊMEMENT rare de nos jours.

 

Provenant de la fin du régime Français.

Circa 1760.
 


 

De octobre 2019 à juin 2020, cette maison sera en processus de récupération.

Étant donné la rareté d'une telle maison, qui "parle" d'un passé lointain de la région du centre Québec, la classant automatiquement comme une antiquité de "haute gamme",

la maison a rapidement trouver un acquéreur pour remonter la maison au printemps 2012, sur le territoire de ville de Bécancour, dans le secteur village de Gentilly.

Félicitations à Patrick, qui vient d'acquérir un artéfact hors de l'ordinaire.

Je vais l'accompagner tout au long de ce processus de remontage, pour une réalisation exceptionnelle sur notre territoire.

 


 

Voici le contexte historique de cette maison.

 

Probablement la ou une des plus vielles maisons de bois, provenant vraisemblablement du temps de la Nouvelle France à la fin du régime Français.
Elle a été découverte dans la partie centrale de la province de Québec, sur le territoire de la ville de Bécancour.

Des recherches historiques sont présentement en cours pour "déterrer" l'histoire de ce très viel artéfact, qui nous amène à un âge vénérable se situant entre 220 et 260 ans ??.

 

La maison est située sur une terre ancestrale, qui donne sur le fleuve St-Laurent, tout près de la rivière Godefroy, juste en face de Trois-Rivières. De nos jours la maison fait partie du secteur-village de Ste-Angèle-de-Laval.

On sait que ces terres traditionnelles de la période seigneurial du début de la Nouvelle-France, sont dans les plus vieilles concessions au Québec. Terres ccupé depuis le 17ième siècle, en période Nouvelle-France.

Les premières concesssions de ces terres, datent des années 1690. Le recensement de 1724 de la seigneurie de Bécancour, mentionne la présence de plusieurs maisons dans ce coin

 

C'est exceptionnel de trouver une maison de bois aussi vieille et intacte, de nos jours.

 

Cette maison était destiné à la démolition. Je suis intervenu juste avant qu’elle ne disparaisse sous le pic de la pelle mécanique.

Après une inspection des lieux et impressionné par les caractéristiques très vieilles de ce trésor patrimonial du centre Québec, je l'ai acquise pour la sauver de la destruction, et je me suis engagé à la démonter dans les prochains mois.


La maison porte le nom de la dernière occupante des 3 générations de Lamothe qui l'ont habité au 20ième siècle.

Elle vit toujours en novembre 2019 :

Mademoiselle Rose Lamothe.

 Rose Lamothe en 1952

Rose est demeuré célibataire, elle a refusé 2 demandes en mariage.

Elle a toujours habité la maison familiale, en copropriété avec son frère Roger qui lui était marié.

Ils ont divisé la maison en deux au rez-de-chaussée, Rose demeurait du côté Nord-Est, Roger au Sud-Ouest.

 

Nous verrons ces détails tout au long des prochains segments de ce dossier.

 




Regardons maintenant ce que "nous raconte"  la maison de ses vies antérieures.

 

La maison conserve plusieurs traces de “ses vies anciennes”, situation exceptionnelle à trouver de nos jours ...

 

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 Sur photo-1

  • La flèche jaune indique l'emplacement sur la route actuelle 132 de la maison Rose Lamothe.

  • La terre de la maison, colonisée au 17ième siècle, est juste en face de Trois-Rivières sur la rive-nord du fleuve St-Laurent.

  • Ce sont les plus vieilles concessions de terres du centre du Québec.
  • À gauche de la photo, on voit la Rivière Godefroy qui se jette au fleuve, et le pont Laviolette (autoroute 55) qui traverse le fleuve.
 


 

Un apperçu rapide de ce que nous réseve le structurel des murs de la maison.

Entre autres ...

Le "fruit" prononcé des murs.

 

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Sur photos-2, 2a et 3

La maison lors de sa récupération à l'automne 2019, sur son apparence de déclin d'alluminium des années 1980.

Par contre, pour qui sait regarder la maison avec "oeil averti" aux formes ancestrales des maison bicentenaire et plus, on remarque le "fruit" très prononcé des murs, et les pignons élancés de la maison.

Deux indices qui témoignent déjà d'une origine de construction très lointaine dans le temps.

 

-2a

Le fuit des murs, signifie que les murs de bois de ces maisons très vielles (175 à 300  ans en moyenne), sont construits penchés vers l'intérieur.

Un principe de construction ancienne,  pour donner de la force aux murs de la maison.

Normalement plus le fruit est prononcé dans les murs, plus la maison vient de loin dans le temps.

 

-3

 On remarque encore le fruit des murs sur cette photo-3, dans les angles (les coins) du carré de la maison.

 

 

Voici maintenent sur les 3 photos suivantes, les mêmes murs de la maison,

mais curetés de ses divers matériaux,

et rendus comme à l'origine de construction de la maison il y a près de 250 ans.

 

 

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Sur photos 4, 5, 6,

Les murs en énormes pièces de bois, écarries à la hache et assemblées en pièce sur pièce, nous ramène dans un autre monde.

Nous avons ici des pièces de bois provanant des premiers arbres "boréals" coupés dans cette région. Pièce de bois écarris à la hache.

Splendide.

On remarque encore le fruit très prononcé des murs, indice de construction lointaine dans le temps.

Sur photo-4 le mur de façade actuel, nous laisse "lire" dans l'assemblage des pièces de bois, les ouvertures d'origine qui apparaissaient jadis il y a très longtemps sur cette face de la maison. Nous verrons les détails de cette lecture au segment-2.

 

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 Sur photos 5 et 6, les planches qui recouvrent actuellement le haut des murs pignons, sont celles qui étaient apparentes à l'origine de construction de la maison.

Les murs de pièce sur pièce étaient recouverts du même type de planches.

 

Remarquez ces planches de pignon des photos 5 et 6, qui montrent la première forme de toit de la maison.

2 versants de toit à pente raide à la Française.

C'est la forme architecturale du toit il y a 250 ans.

 

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Ces trois photos de la maison, avec ses murs curetés et rendus sur apparence d'origine,

ne sont qu'un avant-goût de tout ce que j'ai à vous dire de l'interprétation de ces murs.

 

Vous verrez plus en détails, ces travaux de curetage et d'interprétation historique des murs extérieurs, en segment-2 de ce dossier.

 



 

Un apperçu rapide de l'apparence actuel du rez-de-chaussée de la maison.

Un intérieur presque inchangé, depuis le milieu des années 1800.

 

Impressionnant !!

 

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Sur ces photo-7, 8 et 9

Mis à part les recouvrements de planchers en prélart du 20ième siècle, et quelques murs refaits au 20ième siècle,

on remarque plusieurs boiseries encore présentes provenant du 19ième siècle (autour de 1830 d'après la sorte de clous, forgés et carrés),

La maison a subi  une grande rénovation aux goûts du jour à cette période, et plusieurs matériaux sont encore intacts sur place.

  • On remarque les plafonds à caissons

  • On remarque des murs à caissons en larges planches de pin

  • On remarque des moulurations encore présente partout aux plafond et autour de ouvertures.

  • Des portes anciennes, dont 2 belles grandes portes de salon.

 

Une foule de matériaux anciens vont être récupérés, lors des travaux de curetage de l'hiver 2019-20.

À suivre ...

 

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Photo-8, murs à caissons, belles grosse planches de pin sans noeud de 150 ans.

 

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Vous verrez plus en détails, ces travaux de curetage et d'interprétation historique du rez-de-chaussée, en segment-3 de ce dossier.

 



 

Voyons ce que nous réserve maintenant l'étage de la maison.

 

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 Sur photos -10

 

En montant à l'étage par l'escalier ancien de meunier,

on apercoit des chambres très anciennes, composée de matériaux très intéressants du milieu du 19ième siècle.

Tout est en larges planches de pin RABOTÉES à la main, portes ancienne à pentures forgées, etc.

 

Encore ici une foule de matériaux anciens qui seront récupérés lors des séances de curetage prochaines.

À suivre ...

 

Le grenier

de la maison apparait dans la partie Ouest de l'étage.

En entrant dans ce grenier, on recule de 250 ans dans le temps ...

 

Charpente de toit phénoménale ...

Couleur naturelle du bois vieilli phénoménale ...

 

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Sur ces photos 11 à 19

Vous pouvez admirer le grenier rougie par le temps.

 

Charpente de toit dite à pannes, avec double entraits,  poinçon et contreventements.

Charpente de toit écarrie à la hache, façonnée et assemblée par un maître-charpentier de l'époque.

 

Vous verrez plus en détails, le description de ce magnifique Grenier,

en segment-4 de ce dossier.


 

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 On voit sur ces photos-12 et 13, le mur apparaissant dans la partie grenier de la maison, des chambres de l'étage.

On dit que ces chambres sont construites en "cabane" sur l'étage des combles.

 

Ces murs de bois rougis au grenier, sont en madriers de 4 pouces d'épaisseur, écarris à la hache.

Matériaux très anciens et très rare de nos jours

 

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Bienvenu dans la maison ancestrale "Rose Lamothe" de la région du coeur du Québec.

Sise sur une terre ancestrale colonisée jadis il y a plus de 330 ans,

située en face de Trois-Rivières, sur le fleuve St-Laurent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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