Dossier-55: Maison LAVIGNE (segment-1), petite maison de ferme, construite au milieu du 19ième siècle.

 

 

Segment-1 = Premier travaux de curetage de l'intérieur de la maison. Le rez-de-chaussée.

Segment-2 = Travaux de curetage à l'étage de la maison et début du curetage des murs extérieurs.

Segment-3 = Fin des travaux de curetage des murs extérieurs. Début de la dernière étape du démontage structurel final de la maison.

 

 


 

 

Je vous présente la maison Lavigne de Sainte-Gertrude, village (devenu secteur depuis 1970) de la ville de Bécancour.

La première église de Ste-Gertrude, date de 1848. On peut supposer que les plus vielles maisons de ce village ont pu avoir été construites, approximativement une décennie avant l'église.

Cette petite maison de ferme Lavigne, est selon les premiers examens de curetage, très vielle, probablement dans les premières de la colonisation de cette région.

Vous verrez dans cette première page du dossier, les constations historiques que je met en lumière et qui confirment la vieillesse de cette maison.

 


C'était une petite maison de colonisateur agriculteur, elle avait ses bâtiments de ferme et sa terre agricole à l'arrière de la maison.


Aujourd'hui c'est une maison de village, les bâtiments secondaires ne sont plus là depuis longtemps et sa terre à été vendue mais toujours en agriculture.

 

Petite maison, de grandeur d'environ 23.6  x 25.6  pieds-pouces, maison qui est récupéré pendant l'hiver 2017.


Belle grandeur de maison, pour en faire une rallonge ou une cuisine d'été, à une plus grande maison,

ou comme petite maison comme elle a toujours été d'ailleurs.

En juin 2017, suite au démontage de la maison, j'ai trouver une acquéreur pour la maison. Le remontage de cette maison se fera en 2018, sur le territoire de St-Raymond de Portneuf, et redeviendra ce qu'elle a été dans ses débuts, une petite maison dans son entité d'origine avec son premier toit pentu. Vous verrez dans ce dossier mes explications suite aux tranformations architecturales que la maison a subie probablement dans le début 20ième siècles.

 

 


 

Maison avec structure de murs en pièce sur pièce, construite probablement vers la moitié ou dans la dernière moitié du 19ième siècle (autour de 1840-1870 approx), et modifiée architecturellement au début du 20ième siècle

 

Voyons maintenant les travaux de récupération de la maison

 


 


Aspect extérieur de la maison, au moment de sa récupération.

 

 


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Sur photos-1-2-3

Voici la maison à sa récupération à l'hiver 2017.

 

Maison sur une recouvrement de murs en déclin de planchettes d'épinette (planches à clin ou déclin).

Recouvrement qui est amoché par le temps à plusieurs endroits, irrécupérable, cloué à clous rond du début du 20ième siècle.

Sous ce déclin se cache un recouvrement de planches verticales, que nous découvrirons quand les travaux de curetage seront en chantier à l'extérieur.


Les moulurations extérieures des fenêtres seront prises en photos pour ce modèle du 20ième siècle. Certaines seront conservées si elles sont en bon état.

Les fenêtre bas de gamme, modernes à manivelles, qui "ont fait leur temps", sont irrécupérables.

Les portes anciennes de bois seront conservées.

 

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3

 

Voici la maison, milieu mai 2017,

en période FINALE de démontage pour sa récupération.

Voir le segment-3 pour examiner les photos de ces derniers travaux de récupération.

 

En bref résumé de la modification architecturale de la maison dans la première demie du 20ième suècle :
on remarque sur cette photo l'ajout d'une deuxième rangée de sablières pour rehausser les murs, et la modification de la forme du toit, avec cette charpente "à l'anglaise" (base du chevron qui se termine en dehors des murs, appuyé sur un blochet de bois qui est arcbouté dans son extrémité intérieure par une jambette, formant ainsi le triangle typique de ce type de charpente de toit).

 

 


 

 Le début des travaux de curetage, au rez-de-chaussée.

 

 


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Sur photo-4

L'emplacement de la cuisine par la porte arrière.

L'intérieur de la maison, apparait à sa récupération, sur une rénovation des années 1970-80 ??,
en gypse avec une finition conventionnelle moyen de gamme de bungalow.

Tout ce matériel cache en dessous, les finitions plus vielles de l'ancien temps de la maison.

 

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 Sur photo-5

L'escalier de coin pentu, et ne prenant pas de place comme à l'ancienne. Même si les marches sont recouvertes d'un tapis, c'est un escalier typique de coin de petite maison traditionnelle.

Escalier de facture probable de la fin du 19ième, tout début 20ième siècle.

Une petite chambre de bain avait été construite sous l'escalier vers 1970.

 

L'escalier sera récupérée.

 

 6

 Sur photo-6, qui est le même emplacement que la photo-5.

Nous voyons le coin Arrière-Droit de la maison, avec l'escalier.

Le curetage des recouvrements modernes de gypse, nous révèlent une bonne parite de l'histoire de la maison.

 

Nous retrouvons sous le gypse, un mur de crépi sur languettes de bois sciées.

Les languettes de bois qui soutiennent le crépi, sont à clous carrés et à clous rond.

Ce qui indique que ce crépi provient de la fin du 19ième ou tout début du 20ième siècle.

 

 

Sous ce crépi, il y a la stucture de mur en pièce sur pièce, avec une coloration grisâtre sur les pièces.

Cette coloration très ancienne (constituée de chaux et d'un pigment de glaise ou autre), est rare et exceptionnelle (je n'ai jamais vu encore ce genre de coloration sur des murs), semble être la première apparence intérieure de la maison.

On a tout probablement vécu ainsi dans les premières décennies de l'origine de la maison, directement sur le pièce sur pièce coloré en gris.

Cette coloration de grisâtre, va se nettoter facilement à l'eau sous pression lors du remontage.

 

Il serait approprié par contre, lors de la future restauration de la maison, de reconstituer un ou une partie de mur en pièces, coloré en gris, pour représenter cet aspect original ancien de la maison.

 

Voyons maintenant sur les 2 photos suivantes (6a et 6B), une partie de l'histoire vécue de la maison qui nous est révélé suite à ce curetage de coin de mur.

 

 

 6A

 Sur la photo 6A, le carré jaune représente l'emplacement d'un ancienne fenêtre sur le mur arrière, qui a été condamnée à un moment donné de l'histoire très ancienne de l'origine de la maison.

Ce placardage de la fenêtre est ancien, puisque les pièces à la verticale, utilisées pour placarder le trou de fenêtre, sont également colorées en gris, comme le reste du mur.

 

La grande flèche rouge à la verticale, indique les pièces de mur qui étaient autrefois apprentes au rez de chaussée et colorées en gris.


Pourquoi cette coloration grise des pièces ne se rend pas jusqu'au plafond actuel, voyez le réponse sur la prochaine photo.

 

 

 6B

 Sur la photo 6B,

la flèche en jaune indique une solive (une poutre) de plafond.

Cette solive est aujourd'hui cachée par les planchettes de pin du plafond.

 

Après avoir cureté une partie du plafond de cette planchette, on découvre cette solive pointée en flèche jaune.

 

Il y a 4 solives ainsi au plafond de cette maison, qui soutiennent le plancher de madriers de l'étage.

 

Autrefois, les propriétaires de la maison à la fin du 19ième siècle, ont modifier le structurel de la maison, et redonner une nouvelle finition à l'intérieur de la maison, (cette finition de crépi sur languettes de bois qui se cache sous le gypse).

 

On a donc RELEVER en hauteur, les solives de plafond qui s'insèrent dans le mur de pièce, en ajoutant un bloc de bois SOUS chaque extrémité des solives.

Selon la vielle expression, on s'est DONNER DE LE HAUTEUR DE PLAFOND, parce que les solives de plafond à l'origine étaient base, ce qui est un indice de viellesse d"ailleurs.

 

 

Donc sur cette photo 6B, la flèche rouge avec le #1, indique l'emplacement du DESSOUS de la solive, à l'origine de construction de la maison vers le milieu du 19ième siècle.

La flèche rouge avec le #2, indique le DESSOUS de la solive actuelle après son rehaussement.
L'espacement entre ces 2 flèches rouges, est la hauteur du bloc de bois qui maintien dans le mur de pièces la solive à son nouvel emplacement.
On voit mieux ce bloc sur la photo-8.

 

C'ètait une pratique courante dans plusieurs maisons au début du 20ième siècle, de remonter ainsi les plafond en "jackant" les solives dans les murs, et de mettre les très vielles maisons, au diapason de la mode des plafonds haut.

 

J'ai des exemples sur le site de telle situations. Je vous invite à regarder dans la section maisons-archives,
le dossier #45 de la maison Deshaies.


On voit sur plusieurs photos du segment-1 (photo 8 et 19 entre autres), ces petits blocs qui rehaussent les solives de plafond.

Sur le segment-3, du remontage de cette maison à Rimouski, le client restaurateur, a décidé de conserver les solives HAUTES. Sur la photo-14 de ce segment, on voit de quelle façon on coupait les pièces de mur pour rehausser le bout des solives dans le mur.

 

 

Lors de la restauration, les clients choisisent de remettre les solives dans le mur, soit à leur emplacement d'origine pour recréer l'ambiance des plafonds bas, ou soit à leur position actuelle pour garder cette hauteur de plafond.

C'est un choix que je laisse aux clients, moi je n'ai aucun problème à replacer ces solives dans le mur comme c'était à l'origine ou comme la modification de la fin du 19ième.

 

 

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 Sur photo-7, le dessous de l'escalier, avec de vieilles tapisseries et de vieux journaux de 1901 de collés sous la tapisserie. Des échantillons ont été photographiés et conservés.

 Cet escalier de modèle ancien à été construit lors de cette grosse rénovation de la fin du 19ième.

 

 8

Sur cette photo-8, on voit mieux le rehaussement des solives dans le mur, soutenues par ces blocs de bois et  la démarcation grise de l'ancienne partie de mur apparente au rez de chaussée.

Les solives de plafonds, ainsi que le dessous des madriers de plafond, sont également colorés en gris. Coloration comme je l'aie mentionnée, facilement nettoyable à l'eau à pression.

 

 

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Sur photo-9, le plafond de la cuisine en minces planchette de pin, clouées à clous rond sont irrécupérables.

C'est sous ces planchettes que se cachent les solives que l'on voit sur la prochaine photo.

 

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 Photos 11 et 12, mur de refend au centre de la maison qui était recouvert de gypse.

Sous le gypse se cache l'ancien crépi sur baguettes de la réno, de la fin du 19iéme.

 

On remarque cachés sous le gypse dans le mur, les anciennes "portes de chauleur", en jaunâtre, menuisées de bois et de tôle.
Portes qui étaient autrefois à l'arrière de la cuisinère à bois, et qu'on ouvrait pour envoyer de la chaleur dans la pièce salon à l'arrière.

Ces portes sont conservées comme artéfact de cette période de la maison, chauffée par la cuisinière à bois

 

Je vous invite à regarder dans la section maisons-archives,
le dossier #51 de la maison du capitaine Blais.

On y voit entre autre autres, en photos 5 et 6, une telle cuisinière, avec son trou de chaleur dans le mur à l'arrière.

 Photo ci-bas provenant du dossier de la maison du capitaine Blais

  Le dossier #51 de la maison du capitaine Blais.

 

 

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 La maison Lavigne s'appelle ainsi, parce que quelques générations de Lavigne y ont habité.

Est-ce que c'était des Lavigne à l'origine de la maison au milieu du 19iéme ???  des recherches restent à faire.

 

 

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Continuité des travaux de curetage sur murs Façade, Droite et Gauche.

 

 

 

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  Sur photo-13, partie du salon et chambre à l'avant de la maison, non cureté des matériaux modernes, qui cachent le vieux crépi en dessous.

Coin Façade-Droite.

 

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Sur photo-16, la même partie du salon et chambre à l'avant de la maison, de photo-13

dont le curetage des murs, dévoile le mur de pièces de la chambre (coin Façade-Droite).

 

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Photo-17, le mur pignon de Droite.

 

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Photo 18, le coin Arrière-Gauche avant curetage.

 

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Photos-21 et 34, le coin Arrière-Gauche après curetage.

 

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 Coin Arrière-Gauche après curetage.

 

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 Photo-19, le coin Façade Gauche.

 

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 Photo-20, le mur pignon Gauche.

 


 

Les plafonds d'origine de la maison.

 

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 Photos 22 è 33

Comme je l'ai mentionné auparavant, les plafonds sont encore sous leur apparence de l'origine de la maison.

Ils ont été chaulés en blanc, de même que les murs de pièces.

Présentement une saleté du temps nous les montrent blanc-sales,
mais c'est quand même très impressionnant de voir cette coloration ancienne, qui a été conservée jusqu'à ce jour.

Comme je l'ai également mentionné auparavant,

une simple lavage à l'eau à pression va enlever cette coloration de chaux.

 

Photo-22, plafond de la chambre du coin Façade-Droite.

 

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 Photo-23, coin de l'escalier (Arrière-Droite)

 

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Photo-31, plafond du coin Arrière-Gauche. 

 

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 Photo-32, centre de la maison.

On remarque qu'il y a déjà eu au centre de la maison, une vieille trappe d'escalier,

qui vient probablement de près de l'origine de la maison.

 

 33

 Photo-22, plafond de la chambre du coin Façade-Droite.

 

 

 33A

Si on regarde de nouveau la photo 33A, on voit l'escalier pentue de coin,

et on remarque à l'arrière de l'escalier, qu'il y a un vide, un trou.

 

Autrefois l'arrière de cet escalier était fermé par une porte et c'était un rangement,

souvent également dans la base de ce rangement, au ras le sol, on rangeait du bois de chauffage,

puisque l'escalier était près du poêle à bois.

 

Sur les 2 photos suivantes, je vous montre un exemple d'un escalier semblable,

que j'ai déjà installé, lors du remontage et de la restauration de la maison Tousignant.

 

 

 33B

 Photos 33B et 33C, exemple d'un escalier de coin, pentu, avec sa finition de portes de rangements

sur le côté et à l'arrière.

Voir dossier de la maison Tousignant,

Segment-8, photos autour de la 158

Et segment-9, photos 11-17-18-22

 33C

 


 

Le curetage du plancher du rez-de-chaussée.

 

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 Sur le plancher, il y a une couple de couche de prélarts,

un recouvrement de petites planches d'épinette non bouvetées à clous carrés, qui vient de la grande réno de la maison vers la fin du 19ième siècle.

 

Et finalement sous cette planche d'épinette, le plancher de madriers de près de 2 pouces d'épais, installé à "joints perdus", et très usé aux endroits de passage majeur.
Ce plancher de madriers, est le premier plancher de l'origine de vie dans cette maison.

 

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 Sur photo-25, on voit les 3 recouvrements du plancher.

Prélarts, planches d'épinette, et madriers au fond de la photo.

 

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 Des clous carrés, sont récupérés, et feront partie des matériaux récupérés de la maison. Ils serviront lors de la finition des planchers, au moment de les restaurer.

 

 27

 Plusieurs planches du plancher d'épinette, encore bonnes sont récupérées, et feront partie des matériaux récupérés de la maison.

On remarque, à l'emplacement du marteau, comment la poussière de temps et le sable, s'est accumulé sous ce plancher d'épinette,

parce qu'il n'est pas bouveté.

 

Pourquoi très souvent ces planchers de planchettes d'épinette, ne sont pas embouvetés ?

Parce que ces planches, ont 1 pouce d'épaisseur, et on ne peut pas embouveté telle épaisseur de planches lorsqu'il s'agit d'une utilisation au sol.

Parce que avec l'usure du pieds, les languettes qui forment le dessus des bouvetures femelles, deviendrait rapidement trop minces, et finiraient par s'arracher.

 

 

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 Photo-28-29-30, voici le plancher de madriers, avec des usures de pieds assez prononcés aux endroits de passage majeurs.

Naturellement il sera numéroté avec de la démonter pour la récupération.

 

Ce numérotage servira à le remonter dans l'ordre pour, celles ou ceux qui vont désirer le ré-avoir, très usés, comme il étais autrefois.

 

Par contre pour les futurs restaurateurs qui veulent un plancher plus égal, une partie seulement de ce plancher (dans les sections moins usées) seras ré-installable.


 

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