--------Rose-Lamothe ( segment-2), le curetage de l'extérieur, constats historiques sur murs Façade et Arrière

 

Segment-1, Présentation de cette maison très vieille et rare de nos jours.
Segment-2, Le curetage de l'extérieur de la maison, les murs Façade et Arrière.
Segment-2a, Le curetage de l'extérieur de la maison, les murs Droite et Gauche.

Segment-3, Un examen du rez de chaussée et début du curetage
Segment-4, Un examen de l'exceptionnelle charpente de toit à l'étage et début de curetage de l'étage
Segment-5, Fin du curetage du rez-de-chaussée et de l'étage.
Segment-6, Fin du curetage des recouvrements de toit, avec l'aide de pelle mécanique, Architecture d'origine.

 

 

Ce segment-2 présente les travaux de curetage des murs extérieurs de FAÇADE et d,ARRIÈRE de la maison Rose Lamothe.

Murs qui ont évolués dans le temps ... en présentant 2 façades et 2 arrières de maison, à différentes époques de l'histoire de la maison.

 



 

Les deux formes architecturales de la maison dans le temps.

La période Française et 

la période Néoclassique.

 

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J'ai déjà expliqué dans d'autres dossiers de maisons que j'aie récupéré jadis,

ce phénomène des maisons très anciennes provenant de l'influence du régime français du 18ième siècle,

et qui changent de forme de toit au 19ième siècle à l'arrivée de la mode et de l'esprit du Néoclassicisme.

 

Sur la photo-1, la ligne JAUNE représente la première forme de la maison Rose Lamothe,

lors de sa construction et pendant probablement son premier 50 ans de vie. (entre 1760-1810)

Toit à deux versants très pentus, dit "Français", aboutissants presque à effleurements des murs.

Nous sommes carrément dans les influences du régime français, période de " La Nouvelle-France ".

 

Sur la photo-1, la ligne ROUGE représente la deuxième forme de la maison Rose Lamothe, lorsque la forme du toit, a été modifiée

suivant la mode Néclassique du début du 19ième siècle. (entre 1810-1830).

Toit à deux versants avec les avants-toits retroussés par des "coyaux" ajoutés sur l'ancien toit Français.

 

Pour voir des exemples similaires de maisons à toit Français, modifiés au 19ième Néoclassique, que j'aie récupérés dans ma vie, consultez entre autres :

Le dossier de la maison Martel (segment-1, photos 6 et 7)

Le dossier de la maison Bergeron (Segment-1, photos 4, 4a, 4b)

Consultez aussi sur mon site  : Faq / catégorie général / article #90

 

 



 

Le mur Arrière de la maison,

qui a déjà été le mur de Façade ...

 

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L'histoire de la maison, est bizarre et mélangeante dans le temps.

Disons que la maison a déjà été déplacé de son emplacement d'origine. et que la route 132 a changer 2 ou 3 fois de place.

Sur la photo-2 : sur ce plan de 1918 :

  • Les flèches rouges indiquent l'emplacement du plus vieux tracée de la route 132, au 18ième siècle.

  • La flèche bleue indique le l'emplacement probable de la route, au 19ième et début 20ième siècles.

  • La flèche verte, c'est l'emplacement actuel de la route

  • La terre ou se situe aujourd'hui la maison Rose Lamothe est indiquée par deux grands traits verts et le X en vert c'est l'emplacement actuel de la maison.

 

DONC L'ARRIÈRE ACTUEL DE LA MAISON A DÉJÀ ÉTÉ LA FAÇADE DE LA MAISON,

LORSQUE LA ROUTE PASSAiT DERRIÈRE LA MAISON.

 

 

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Sur la photo-3 du mur arrière de la maison, nous voyons les 3 recouvrements du mur qui se sont superposés dans le temps.

 

  1. Le déclin d'alluminium de 1980 (extrême gauche de la photo),

  2. le recouvrement de déclin de bois de la période Néoclassique de la maison (à clous industriels carrés et les angles de murs recouverts de larges planches cornières vertes),

  3. et finalement en dessous de ces 2 recouvrements, le recouvrement de planches verticales de la période Française de la maison

 

La flèche jaune nous montre sur la planche cornière, une cicatrice d'un ancien poteau de galerie, finement tourné ...

(on ne mettait un tel ornement ouvragé à l'arrière d'une maison).

 

-3

La photo-3 nous montre un plafond à caisson sophistiqué, peint en rouge (peinture de chaux et pigment) qui était au 19iéme, menuisé sur cette ancienne FAÇADE de la maison.

Des mortaises (trous) taillés sous de bout de l'avant toit, indiquent les endroits où s'inséraient les poteaux tournés de la très probable belle galerie Néoclassique du 19ième.

 

 

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Sur la photo-4 on peut voir de quelle façon les ouvertures de porte et 3 fenêtres apparaissaient à la période Néoclassique de la maison,

sur l'ancienne Façade de la maison au 19ième, avec son déclin de bois, peint à multiples reprises.

 

 

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Sur photo-5

Vers 1950, l'ancienne Façade de la maison est devenue le mur ARRIÈRE, puisque la route 132 passait dorénavant de l'autre côté.

On a taillé dans la fenêtre ancienne à la droite de la photo, une seconde porte.

 

La maison en bi-occupation, a été dès lors occupée à la gauche par Rose Lamothe célibataire, et à la droite par Roger Lamothe son frère et son épouse Jeanne Morin.

 

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 1970- Rose Lamothe avec ses parents Émile Lamothe et Lucianna Beaumier 16300 boulevard Bécancour.

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 1996- 50e anniversaire Jeanne Morin et Roger Lamothe église de Sainte-Angèle, (Roger frère de Rose).

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1970- Rose Lamothe assis, à la shop de couture Took au Cap-de-la-Madeleine.

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1970- Emile Lamothe à 79 ans arrière du 16300 boulevard Bécancour.

La grange-étable dans le fond, est de modèle construit entre 1900-1940, elle n'est plus là aujourd'hui.

Le petit garage de tçole est encore là.

 



 

 

 

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 Les photos 10-11-12

 

nous montrent qu'il y avait encore un ancien cadrage des fenêtres de  la période Néoclassique de la maison,

 sur cette ancienne Façade, avec ses chambranles (moulures) de cette époque.

 

Modèle de chambranles typiques d'ailleurs des modèles du 19ième retrouvés ou encore présents sur certaines maisons anciennes de Bécancour.

Cet artéfact du 19ième, a été démonté et conservé avec les matériaux anciens de la maison pour future référence de grandeur, de modèle et de couleur.

 

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 Les déclin de bois du 19ième, cloué à clous carrés industriels, est parmi les plus vieux modèles que j'ai trouver en région.

Modèle qui provient des année circa 1820-1840 d'après mon expertise.

 

 

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 On remarque sur la photo-12

qu'autour de la fenêtre ancienne verte, on voit sur le déclin de bois une cicatrice d'un ancien petit bâtiment accolé sur le mur, tel mur devenu mur arrière de la maison.

Il s'agit d'une laiterie ou d'une petite dépendance, qui était encore présente et visible dans les années1970 (photos 13-14)

 

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1970-Jeanne Morin et chien arrière du 16300 boulevard Bécancour.

 

À cette époque, un recouvrement de papier brique recouvrait alors le déclin de bois du 19ième siècle.

Matériau très populaire dans les années 1920-1950, et qui a été interdit dans plusiuers municipalité vers 1960-80.

C'est la raison qu'on a enlevé ce matériau probablement vers ces années, j'ai retrouvé plusieurs clous sur le vieux déclin de bois qui témoignaient de la précsence de ce matériau.

 

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 1970- Jeanne Morin et Roger Lamothe (frère de Rose) arrière du 16300 boulevard Bécancour.

 

 1970- 16300 boulevard Bécancour vue du côté sud-ouest .

 



 

 

 Le mur Arrière de la maison à sa période Française.

à quelque part dans les années 1760-1810.

 

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 sur photos-15 et 16

L'arrière actuel de la maison, a été cureté de son déclin du 19ième siècle, pour laisser apparaître un très vieux recouvrement de larges planches de pin,

mises à la verticale (planches debout), planches avec du "fruit" (terme déjà expliqué dans d'autres dossiers voir ce dossier photos 3 et 3a),
(voir aussi ce dossier photos 15, 15a et 16)

chaulées au lait de chaux et clouées à clous forgés de main de forgeron.

 

On est très loin dans le temps là ...

presque à l'origine de construction de la maison.

 

 -16

 Sur cette photo 16 et 16a, on voit dans le haut du coin de mur, la pente Française de la forme architecturale de la maison, au 18ième siècle.

 

 

-16a

 

 

 

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 Sur les photos 17 à 21

Le plafond à caisson du dessous de larmier (de l'avant-toit) courbé de l'époque Néclassique du 19ième, a été enlevé

 

On apperçoit SOUS l'avant-toit, la première pente de toit Française de la maison avec un recouvrement de bardeaux de cèdre TRÈS vieux.

Cloué à clous forgés.

 

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 Le bardeau de cèdre est EXTRÈMEMENT USÉ par les intempéries.

D'après mon expérience, c'est un bardeau de bois qui est demeuré au moins 50 ans sur le toit, avant d'être recouvert par la forme de toit Néoclassique.

 Très impressionnant à voir, on a l'impression de reculer tellement loin dans le temps ...

 

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 Bardeaux de cèdre fendus et planés individuellement à la main.

 

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 Sur la photo-23, on voit les énormes COYAUX de cèdre,

arrondis à la hache, et déposés sur l"ancien toit Français,

pour donner le galbe retroussé typique des avants-toits de la période Néoclasiique su 19ième siècle.

 

 



 

  Le mur Arrière de la maison à sa période Française,

à l'origine de sa construction.

 

 -24

 Sur la photo-24, le vieux recouvrement de planches verticales a été cureté pour nous laisser voir, le mur en pièce sur pièce,

composé de très grosse pièces de pruches, écarries à la hache, 5 à 6 pouces d'épaisseur.

 

Les pièces du mur possèdent une couleur grise de bois battu par les intempéries, qui dénote que les murs de pièce sur pièce,

sont probablement demeurés un 10 ans ou plus, tel quels, à nus, sans recouvrement de planches.

 

 

Nous voyons la première apparence de la première vie du bâtiment, il y a près ou plus de 250 ans.

 

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 Après l'examen du mur de pièces, je peux déterminer que ce mur fut à l'origine, le mur arrière de la maison.

 

Voici en blanc, l'emplacement des ouvertures d'origine de la maison Française :

2 fenêtres sans porte.

Les lignes blanches sur la photo, indiquent la continuité des pièces du mur

qui ont été coupées au 19ième siècle pour y faire des portes.

 

Il n"y avait pas de porte à l'origine de construction de la maison.

J'ai vu cette caractéristique de mur arrière dans les maisons les plus vieilles de notre région de Bécancour et d'ailleurs. Mur constitué de fenêtres seulement sans portes.

Ce mur arrière étant exposé au nord, dans tous les cas étudiés, on ne faisait pas beaucoup d'ouvertures pour contrer le froid.

2 exemples :

Voir le dossier de la maison Gauthier, segment-1, photo 5, à Yamachiche

Voir le dossier de la maison Martel, segment 6-A, photos 5 et 5a, à St-Grégoire (Ville de Bécancour)

 

-25a


Sur photo 25a, le mur pignon Est et l'arrière de la maison Martel de St-Grégoire.

NONOBSTANT les 3 fenêtres du pignon, on voit ici après restauration de la maison, l'emplacement d'origine des ouvertures de ces 2 murs.

Deux fenêtres sur le mur arrière SANS porte et

une fenêtre sur le mur pignon, décentrée vers la façade de la maison.

 

 


 

 

La barrure de la solive de plafond centrale, au poteau du milieu du mur

voici un exemple d'une telle barrure, sur le mur de la maison Martel-Béliveau
et qui est identique à ce que l'on peut constater sur la maison Rose Lamothe.

 

alt

 

Photo-10

Sur cette photo 10, on remarque par l'extérieur du mur de façade, que la poutre centrale du plafond de la maison, s'insérait en assemblage tenon-mortaise dans un poteau du centre du mur, et était bloqué par l'extérieur par 2 chevilles de bois franc.

 

Le restant de TENON que l'on voit sur la photo 10, qui sort du poteau actuellement, était plus long à l'origine, il a été coupé postérieurement lorsque les murs de la maison ont reçu un recouvrement de déclin au 19ième siècle.

 

Cette technique de barrer ainsi le tenon de la solive centrale par des chevilles à l'extérieur du carré de pièce esttrès vielle et d'influence Française.

 

 

 

VOICI UN EXEMPLE SUR LA PHOTO 10-a suivante :

 

alt

 

Photo-10-a

 

Sur photo-10-a,

 

on voit la "solive de plafond" d'un fournil que j'ai reconstitué à Beaumont en 2005, on voit le bout de la solive de plafond centrale de la maison, qui sort du recouvrement de planches, phénomène architectural identique que j'ai remarquer sur la maison Chartier au dossier #26 dans la section Maisons-Archives,  et qui sera reconstitué lors de remontage et restauration de la maison Chartier.

J'ai remarquer également tel phénomène de construction ancienne, sur le poteau central du mur arrière et avant de la maison Rose Lamothe.

 

 


 

 

 

 -26

 Sur ces photos 26 et 27,

 

Les pièces du mur possèdent une couleur grise de bois battu par les intempéries, qui dénote que les murs de pièce sur pièce, sont probablement demeurés un 10 ans ou plus, tel quels, à nus, sans recouvrement de planches.

 

Les parties de pièces de mur qui se présentent sur une couleur de bois blond, ont été gossées à la hache à cause de leur épaisseur,

lorsqu'on a décidé de protéger la structure de pièce sur pièce, avec un recouvrement de planches verticales blanchies.

Ce gossage des pièces en surface permettait, installation adéquate des planches de murs par embouvetages.

 

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Le "vrai" mur FAÇADE, de l'époque Française de la maison (18ième).

Mais le mur considéré comme ARRIÈRE, à l'époque Néoclassique de la maison (19ième)

 

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 Sur photo-28-29-30-31, les travaux de curetage du mur Façade actuel.

Encore une fois :

 

  1. Le déclin d'alluminium de 1980 (extrême droite de la photo),

  2. Sous cet alluminium, lele recouvrement de déclin de bois de la période Néoclassique de la maison, avec larges planches cornières (vertes dans les coins).

  3. En dessous de ces 2 recouvrements, le recouvrement de planches verticales de la période Française de la maison.

 

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-30

 

On remarque sur ces photos que l'assemblage des ouvertures non symétriques

et que le DESSOUS de l'avant toit (du larmier) sur photo-30, qui est en planches communes teinte rouge
(et non pas en plafond à caisson comme l'ancienne FAÇADE Néoclassique en arrière),

laisse facilement voir que ce pan de mur, était l'arrière de la maison au 19ième siècle.

L'ancienne (ou une des anciennes) route ne passait pas sur cette face.

 

 

D'ailleur on remarque sur les 2 prochaines anciennes photos de 1970, que cette façade de la maison au 20ième siècle, sur la route actuelle,

garde une présentation des ouvertures, comme l'ancien mur arrière de la maison du 19ième.

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1958- Demoiselles Demontigny probablement avec Rose Lamothe au centre.

 

À remarquer sur cette photo 31 de 1958, la toiture de la maison est recouverte de tôle dite " à la canadienne".

Cette tôle est encore présente SOUS le bardeau d'asphalte actuel. Et sous cette tôle du 19ième, il y a un recouvrement de bardeaux de cèdre du 19ième.

 

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1970- 16300 boulevard Bécancour vue du boulevard Bécancour (132).

 

 

-33

 Sur la photo-33,

le recouvrement de la vieille planche verticales, a été sur ce mur, très modifiée.

Il ne reste presque plus de cette planche d'origine, exceptée les quelques planches blanchies à la chaux qu'on remarque sur cette photo 33.

 

Les autres planches plus brunes, on été ajoutées pour bloquées les ouvertures d'origine de l'ancienne FAÇADE de la maison, avant de mettre le déclin de bois du 19ième.

 

 

-32

Et voici sur cette photo-32, la vraie FAÇADE, de la maison de l'époque Française.

 

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Voici sur cette photo 34, les emplacement d'origine de la FAÇADE de la maison Française, ont été colorée en blanc.

 



 

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