--------Rose-Lamothe ( segment-3), le curetage du rez-de-chaussée, constats historiques

 

Segment-1, Présentation de cette maison très vieille et rare de nos jours.
Segment-2, Le curetage de l'extérieur de la maison, les murs Façade et Arrière.
Segment-2a, Le curetage de l'extérieur de la maison, les murs Droite et Gauche.

Segment-3, Un examen du rez de chaussée et début du curetage
Segment-4, Un examen de l'exceptionnelle charpente de toit à l'étage et début de curetage de l'étage
Segment-5, Fin du curetage du rez-de-chaussée et de l'étage.
Segment-6, Fin du curetage des recouvrements de toit, avec l'aide de pelle mécanique, Architecture d'origine.

 


 

Dans ce segment-3 vous allez voir les premiers travaux de curetage,

et les premières interprétations historiques des indices anciens

que la maison nous dévoile au REZ-DE-CHAUSSÉE.

 

Ces travaux se font pendant la saison hivernale et printanière de 2019-2020.

 


 

Comme nous l'avons vu dans le segment-1, aux photos # 7-8-9,  la maison lors de sa récupération, se présentait à nous en 2020,

avec une architecture et plusieurs matériaux de la grande "rénovation"  NÉOCLASSIQUE du 19ième siècle.

Cette rénovation majeure de la maison, est venu l'habiller à la mode du temps alors en vigueur,

le NÉOCLASSICISME.

 

SOUS CETTE APPARENCE Néoclassique que la maison nous arrive en 2020, se cachent des indices de l'apparence "plus Française de la maison, à ses débuts, vers +/- 1760 au 18 ième siècle.


Découvrons dans ce segment, ce que nous révèle le rez-de-chaussée de la maison.

 

 



 

 

À l'intérieur , la maison était divisée en deux partie, ou vivaient ensemble d'un côté de la maison,

Rose Lamothe célibataire et ses parents (avant leur mort),

et de l'autre son frère Roger et son épouse.

 

 Sur les photos 1 à 6 nous voyons de quelle façons les espaces de vie de Rose et de Roger, derniers survivants de la maison, nous sont parvenus en 2020.

(Roger est décédé en 2019, Rose vit toujours en hébergement pour personnes âgés en 2020)

 

Plusieurs éléments architecturaux et de menuiseries anciennes, de la période Néoclassique de la maison étaient encore présents lors de la récupération de la maison :

1-- Plafonds à caissons du 19ième siècle.

2-- Moulures anciennes du 19ième siècle.

3-- Murs de planches à caissons du 19ième siècle.

4-- Armoires de cuisine de la mode des années 1950

5-- Escalier du 19ième siècle.

6-- Et plusieurs indices anciens de la maison Française du 18ième, "cachés" sous les matérieux du 19ième.

 

-1
La cuisine de Rose et de l'autre côté des anciennes portes de salon qui séparent la maison en deux, la partie cjuisine de Roger.

 

 

 

-2

 La cuisine de Rose et l'escalier pour aller à ses chambres et grenier à l'étage.

 

2a

La cuisine de Rose et son salon au fond de la photo, qui va s'avérer être suite au curetage, l'ancienne cuisine du milieu du 19ième siècle.

À voir plus loin dans cette page.

 

 

 -3

 ...et l'escalier pour aller à ses chambres et grenier à l'étage.

 

 

-4

Une vue des 2 cuisines, celle de Rose en premier plan, celle de Roger au fond, les deux endroits étaient chauffés par 2 annexes à l'huile.

Une simple pièce d'aisance pour les deux, avec une toilette seulement.

Pas de douches ni de bains.

 

 

-5

la cuisine de Roger

 

 

-6

la chambre de Roger au rez-de-chaussée, communicante avec sa cuisine.

 

Voici sur les photos 7-8-9, des photos anciennes montrant ces lieux vers le milieu du 20ième siècle.

 

-7

 

 1970- Lucianna Beaumier et Émile Lamothe dans la cuisine 16300 boulevard Bécancour.

 Père et mère de Rose, assis dans ce que sera la cuisine de Rose plus tard, avec les portes de salon à l'arrière.

 

-8

 

 1970- Rose Lamothe, Neveu ?, Roger avec lunettes (frère de Rose) et Émile Lamothe (père de Rose), Normand Désilets Mtl (prétendant de Rose), et Lucienna Beaunier (mère de Rose épouse de Émile),

dans la cuisine de Rose

 

 

-9

 1960- Émile Lamothe (père de Rose) ,Jeanne Morin et son époux Roger Lamothe,

Rose Lamothe en blanc ; en arrière Lucianna Beaumier sa mère et autres,

dans la cuisine de Rose.

 

 



 

La partie de la maison à l'Est, était la partie de vie de Rose.

 

On a vu au segment-1, que le devant, la façade de la maison à son époque Néoclassique, était située à l'arrière actuel de la maison.

L'arrière de la maison faisant face autrefois, à l'ancien emplacement du chemin public.

 

-10

 Voici en photo-10 et 11,

le salon actuel de Rose, donnant sur la façade actuelle de la maison en 2020,

mais ce salon était au 19ième siècle néoclassique de la maison, l'emplacement de l'ancienne cuisine.

 

Nous verrons les indices de cette cuisine du 19ième, en photo et texte #24 de cette page.

 

Le salon actuel est sur la mode du préfini du milieu 20ième siècle.

 

 

-11

 

 

 

 -12

 Le plafond à caisson Néoclassique est encore présent.

 

 

 -13

 Sur photo-13, suite au curetage du préfini dans le salon de Rose,

les murs anciens à caissons apparaissent.

Au fond une porte qui donnait sur la chambre de parents au 19ième siècle.

 

-14

Nous voyons sur cette photo de 1967, le salon avec ses finitions Néoclassiques anciennes que nous avons découvert sous le préfinis.

Sur le divan :

 1967- Jeanne Morin (femme de Roger frère de Rose, qui vavait dans la maison), Monique Beaumier (nièce de la mère de Rose), Lise Ouellette sa fille, Lucienna Beaumier (Mère de Rose) et Rose Lamotne.

Dans le cadre arrière, les ancêtres probablement.

 

 

-15

 Ancêtres probable de Lamothe sur le mur de salon en 1967

 

 

 -16L

Le mur de division actuel, au bas de l'escalier, est du 20ième siècle, construit à l'arrivée de l'électricité. Le mur actuel du bas de l'escalier, cache le panneau de distribution de l'électricité de 60 ampères, encore à fusibles,

L'ancien mur Néoclassique, qui séparait autrefois la cuisine d'avec  la salle à manger, se situait au milieu de l'escalier.

 

 

 -17

 On voit sur photo 17 la cicatrice dans la moulure au plafond et dessus de l'escalier, de l'emplacement de l'ancien mur Néoclassique.

 

 

-18

 Sur photo-18, nous verrons plus loin que le coin de mur de l'ancienne cuisine qui est sur la photo (à l'emplacement de la chaise ancienne bleu),

porte des traces historiques de la cuisine du 19ième Néoclassique qui trônait à cet endroit.

 

 

-19

 

 

-20

 Sur photos 18-19-20.le mur de cuisine du 20ième siècle est enlevé et on voit que l'escalier descendait autrefois (au 19ième Néoclassique) en plein dans la cuisine.

 

 

-21

 

 

 

-22

Dans le haut de l'escalier, de l'avoine prisonniène sous une moulure nous indique qu'on a longtemps entreposé cette céréale dans une partie du grenier à l'étage, même en période Néoclassique de +/- 1830-40 de la maison,

 

 

-23

 Vieille tapisserie cachée sur mur de escalier.

 

 

-24

 Sur photo-24

Voici l'emplacement de la vieille cuisine du 19ième siècle de la maison.

EN VOICI LES INDICES "LISIBLES" SUR CE CRÉPI DU 19IÈME.

1-- À la base du mur, modèle de l'ancienne plinte de bas mur, aux couleur jaunâtre.

2-- Au milieu du mur, noyée dans le crépi, la moulure "appuie-chaise" de la cuisine.

3-- En crépi blanc non peint, dans la partie basse de ce coin de mur, c'est l'emplacement de l'ancien ÉVIER de cuisine.
Des trous visibles sur le pièce sur pièce dénudé dehors, nous indiquent l'endroit de sortie du tuyau (x) de renvoie d'eau vers le fossé.


4-- Dans la partie supérieure du mur, on voit au dessus de l'évier, la cicatrice blanche non peinte sur le mur d'une ancienne tablette de cuisine.


5-- La couleur verte du crépi, typique de la mode de cette époque, sous des couches de tapisseires (peintes) postérieures à la peinture verte.
Ce crépi, nous le verrons plus loin dans cette page, crépi de chaux blanc, est le deuxième crépi des murs de la maison au Néoclassicisme.

Un crépi plus ancien existe encore à certains endroits de la maison, voir photo suivante.

 

Ces découvertes historiques, laissent "parler ce coin de maison", de la vie familiale qui l'a jadis occupé ,
tout parle ici ....

 

-25

 Sur photo-25, sous la plinte jaune de bas mur décrite ci-haut, un restant de crépi de GLAISE, de la période Française de la maison au 18ième siècle, subsiste sous le crépi de chaux du 19ième.

 

 



 

La partie de la maison à l'Ouest, était la partie de vie de Roger et de son épouse.

 

-26

Sur cette photo-26

La porte sur le mur de division du centre de la maison, est celle qu'on a vu dans le salon de Rose (photos-13-14) et qui donnait autrefois sur la cuisine Néoclassique de la maison.


Cette chambre était ce que l'on appelle, "la chambre des parents", et qui donnait toujours sur la cuisine de la maison ancienne, et quelques fois sur la partie, salon de la maison que l'on appeleit la grande chambre.

 

Au centre de la photo, la boîte carrée à l'arrière de la porte ouverte de la photo, c'était l'emplacement de la grosse cheminée de pierre, l'âtre, qui servait à la cuiissin des aliments, dans la période dite "Française" de la maison.

Voir les 3 autres photos.

 

-27

 

 

 

-28

 Sur les photos 27 à 29

la boîte de bois dans le coin du mur de la maison, est démolie, et on peut y voir la cicatrice au plafond et plancher, de l'emplacement de cette grosse cheminée ancienne en pierre.

 

 

-29

 

 

 

 -30

 Sur un des murs decette chambre (de Roger), sous le préfini, on retrouve le crépi des murs Néoclaassiques de la maison vers 1840.

Crépi sur lattis de planchettes fendues à la main et cloué à clous carrés (tranchés industriels) de  la première moitié du 19ième.

 

On va constater sur cet examen de bout de mur, les transformations structurelles majeures,

que la maison a subi lors de sa grande rénovation Néoclassique du 19ième siècle.

 

 

 -31

Sur photo-31-32, on voit une solive de plafond, qui entre dans le mur de pièce surpièce.

On remarque les transformations au 19ième.

 

 -32

 

1-- On a soulevé la solice dans le mur de pièce (on voit le bloc de surhaussement dans le mur SOUS la solive),

pour donner de la hauteur de plafond au rez de chaussée, selon la mode Néoclaissique du temps (milieu 19ième).

 

2-- De plus, on a amincie la (les) solive (s), par en dessous en lui enlevant (gossant à la hache) un 2 pouces d'épaisseur , pour donner encore de la hauteur.

 

3-- On a "viré" les plafonds-planchers de madriers de bord, en mettant le beau côté raboté sur le dessus, pour les chambres qui y seront construites selon la mode du 19ième.

On voit donc présentement au plafond, le plancher de l'ancien grenier de la maison, usé par le pied.

 

Toutes ces transformations du 19ième siècle, étaient pour rendre la maison différente de sa première apparence Française du 18ième siècle, avec les plfonds de madriers bas.

 

-33

Sur photo 33,

1-- = l'emplacement au 18ième siècle du plafond de madriers de la maison

1--l'emplacement au 18ième siècle du dessous des solives (non amincies) de plafond.

 

 

-34

En graphique jaune sur cette photo 34 :

 Les plafonds ont été revirés de bord

Les solives amincies par en dessous à la hache, (indiqué par les 2 lignes jaunes parallèles).

 

Ces travaux bruts, de virage de bord des madriers, et l'amincissement et soulèvement dans les murs de pièce sur pièce des solives de plafond,

étaient destinés à être cachéspar la construction du plafond à caissons de cette grande rénovation majeure de la maison vers 1830-40.

 

Cette grande modification de la maison, à l'extérieure comme à l'intérieure, 

a fait passer la maison aux modes nouvelles de cette époque dite : Néoclassique du milieu du 19ième siècle.

 

 

-34a

 

Sur photos-34a et 34b, on voit au plancher de l'étage de la maison, les beaux madriers rabotés à la main,

qui présentent leur ancienne face plafond, à l'époque de la maison Française du 18ième siècle.

 

Avant d'être "virés de bord" au 19ième siècle, pour avoir cette belle face égale,

pour la venue des chambres à coucher du 19ième Néoclaissique.

 

-34b

 

Qui est en ligne?

Nous avons 16 invités et aucun membre en ligne

14-150x150.jpg

Copyright © 2020 Michel Martel / Pièce Sur Pièce - Tous droits réservés