Faq : Informations GÉNÉRALES

 

 

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Certaines terminologies d'éléments structuraux

de la majorité des maisons en pièce sur pièce,
à différentes époques.

Photo de départ #0



 

Voici les 3 sortes de "formes de toit",

qui se sont succédées dans le temps au Québec.

 

On parle ici de toitures de maisons à 2 versants

 

 



 

 

La forme "Française"

 

 

 

-1

Sur les photos suivantes # -1-a, à 1-m

C'est la forme de charpente de toit dite : Française.

La plus vielle au Québec.

Deux pentes de toit raide, plus ou moins pentues (+/- entre 45 et 52 degrés de pente) ,

et qui nous provient de la période du régime Français et des quelques (5) décennies qui ont suivi la conquête de 1760. (soit entre 1608 et 1815).

 

La planche de toit est clouée à la verticale sur les pannes de la charpente de toit plus ou moins "complexe", et dépasse faiblement les 2 murs gouttereaux.

 

 

-1-c

EXEMPLE de toit FRANÇAIS de Photo 1c =

forme de toit à 47 degrés, avec pente de toit raide et pentue, apparence semblable à sa construction d'origine du tournant du 18ème siècle,

(dans les années +/- 1780-1810), village de St-Grégoire dans ville de Bécancour, occupation d'origine acadienne.

Maisons Archives / dossier #1 / maison Martel-Béliveau

-1-d

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-1-e

 

EXEMPLE de toit FRANÇAIS sur les 2 Photos 1e et 1d

Maison Ginchereau (de probablement Juchereau), St-François de l'Ile d'Orléans, photos de 1925,

maison du régime français, avec plusieurs caractéristiques traditionnelles des 17 et début 18èmes siècles en Neuve-France
--- versants de toit pentus, angle de toiture autour de 50 degrés,
--- minimes débordements de toit sur les murs pignon,
--- configuration architectural asymétrique des ouvertures sur le bâtiment
--- murs de maçonnerie épais, crépie et blanchie au lait de chaux
--- plancher du rez de chaussé, à ras le niveau du sol, et souvent une partie du plancher sur la terre battue.
--- La laiterie (le réfrigérateur de l'époque), en annexe au bâtiment, sous forme architecturale d'appentis sur le mur "froid" Nord-Est, pour la conservation des aliments au frais, avec petite fenêtre pour la ventilation.
--- maisons d'humilité, simples, constructions d'influence de ce qui se bâtissait en France à cette époque et en adaptation au climat nordique du nouveau pays.

 

-1-f

Sur photo 1-f, 3 exemples de formes architecturales de toits pentus à la Française, d'influence du 18ème siècle.

Voici 3 bâtiments, sur lesquels j'ai travaillé dans la première décennie du second millénaire.

Domaine privé dans la région de Québec.


Le premier bâtiment, avec sa laiterie de pierre adossée sur le mur Nord-Est, est une maison que j'ai récupéré (avec des collègues de chantier) dans Bellechasse.
J'ai supervisé la récupération par numérotage-démontage de ce bâtiment de près de 250 ans, et j'ai travaillé au remontage structurel de ce bâtiment, également sur l'isolation, la finition murale extérieure, et plusieurs travaux de restauration puriste à l'intérieur.
Le deuxième bâtiment, avec volets rouges cernant la fenêtre du mur pignon, récupéré dans Bellechasse. J'ai supervisé et travailler sur la finition murale extérieure, et certains travaux intérieurs.
Le troisième bâtiment, que l'on voit au loin au fond de la photo, est un fournil que j'ai structurellement entièrement reconstitué, (création personnelle) de toute pièce selon les gabarits, la charpenterie ancienne et la finition extérieure du 18ème siècle Français.
(Cette photo 1f, à été prise avec un cellulaire par une employée coloriste, photo que j'aie éditée par la suite pour une meilleure définition.)

 

--1-g

Sur photo 1-g, restauration privée à Neuville, d'une maison de pierre à versants de toits pentus à la Française 18ème siècle.

-1-h

Sur photo 1-h, reconstitution à neuf, d'un modèle de maison à toits pentus à la Française. 

 -1-i

Sur photo 1-i,
Maison à Neuville,qui a conservé à l'arrière du bâtiment, son toit raide pentu à la Française du 18ème

et en façade la maison arbore un versant de toit retroussé par des coyaux, suivant la mode du Néoclassicisme au 19ème.

 

 

Les toitures à pente raides à 4 versants, dites :

Normandes des 17 et 18ème siècles,

seront de cette période également.

Je ne les traitent pas dans cet article,

puisque le discours de cet article ne traite que des toitures à 2 versants.

 

Mais voici quand même 2 exemples de ce type de forme de charpente de toit à 4 eaux,
sur les photos suivantes : 1-a et 1-b

(ou toitures Normandes à 4 versants du 18ème siècle, ayant les pignons en croupe).

 

-1j

Photo 1j =

Maisons-Archives / Dossier #12 / maison Blais

 

-1k

Photo 1k =


Maison d'origine architecturale Normande (toit à 4 versants) ou dit : (toit avec pignons en croupes), 18ème siècle
provenant de Rivière-Ouelle, récupéré par démontage par mon "frère" de métier Yves St-Pierre,
et remontée sur la 132 à la sortie Est du village de St-Michel de Bellechasse, vers 2010 je crois.

J'ai travailler sommairement sur la restauration de cette maison.

 

Consultez cet article pour voir une stucture de maison Normande en maquette,
réalisée par un artisan ébéniste de grand talent à l'Île d'Orléans :  Pierre Laforest (418 580-9398)

Faq / general / article #97 / maquette d'une maison Normande

 

 

VOUC POUVEZ AUSSI CONSULTER (entre autres) ces dossiers exemples de maisons à 4 versants de toit Normand

Archives / dossier #26 maison Chartier Deschênes, de St-Jean-Port-joli, maison Normande


Archives / dossier #27 / segment-6 / le manoir Charleville,
maison construite en 3 étapes aux 17 et 18ème siècles,
j'ai fait beaucoup de travaux sur ce domaine d'exception.

-1-l

Photo 1-l = Manoir Charleville et maison la maison d'invités Tousignant, côte de Beaupré.
J'ai fais beaucoup de travaux sur ce domaine.
 

 

 

VOUC POUVEZ AUSSI CONSULTER (entre autres) ces dossiers exemples sur le site, de versants de toit Français pentus, à l'origine de leur constgruction.

Archives / dossier #1 maison Martel Béliveau

-1-m

Photo 1-M = Maison Martel-Béliveau, comprenant 2 maisons d'origine Acadienne de St-Grégoire Bécancour.
Tournant du 18 au 19ème siècles.
Restauration compléte des 2 bâtiments, effectués par Michel Martel entre 1980 et 2010

 

Archives / dossier #1a cuisine d'été Acadienne, fin 18ème

 

Archives / dossier #2 maison Leblanc

 

Archives / dossier #15 maison Meneu Mantha, de  (sur laquelle j'ai travaillé)

 

Archives / dossier #28 maison Laquerre

Etc.



 

 

La forme du courant architectural
"Néo-classique", du 19ième siècle
avec les larmiers (les avants-toit) retroussés.

 

 

 

-2

 

Sur les photos-2

C'est la belle charpente de toit dite : À la Québécoise, ou de la période Néo-classique,

avec ses larmiers retroussés en "bel acoyau courbé". (Bel acoyau, mention d'une dame agée jadis, du rang Beauséjour de St-Grégoire)

L'adaptation complète de la maison Française au rude climat du Québec.

Deux pentes de toit assez raides, (+/- entre 52 et 40 degrés de pente),
avec la base des versants de toit qui "retrousse", grâce à l'ajout de "coyaux" arrondis sur les chevrons de la charpente du toit.

Consultez pour les coyaux : Faq / général / article #0001

Les constructions de la première moitié du 19ème, recevront leur pontage de planches de toit, à l'horizontale sur les chevrons, comme le montre le dessin graphique #2, et seront majoritairement de pente de toit se situant autour du 43 à 48 degrés.

Cette forme unique au monde de toiture, nous provient de la période du tournant du 18ème et du premier 2/3 du 19ème siècle.

 


Si vous faites une recherche sur le web, avec les mots clés : Maison Québécoise Néoclassique, vous allez avoir plusieurs exemples et d'Informations techniques sur ce type de maison "bien à nous".

Exemple :

https://mrcacton.ca/wp-content/uploads/2017/02/maison-traditionelle.pdf


 

En voici un bel exemple sur mon site
la maison Carignan :

-2-a

 

-2-b

Ici forme de toit à 45 degrés, avec larmier retroussés de l'origine de construction de la maison.
Maisons Archives / dossier #31 / maison Carignan

 

Un autre exemple sur mon site
la maison Gauthier.

 

-2c

 




 

 

Les très vieilles maisons à pentes de toit raides à la Française
des 17-18 ièmes siècles,


dont le toit a été transformé architecturellement par la suite
au cours du 19ème siècle,

en pentes de toit retroussées dans le bas,
pour suivre les influences des modes
du Néoclassicisme Québécois.


Restantes du régime Français, ces toitures à pente raides à la Française, décrites au début de cet article,
sur photos # 1 à 1e

seront modifiées par l'ajout de coyaux

sur l'ancienne base de toit raide et pentue,
pour donner des larmiers retroussés à la mode de ce début du 19ème Néoclassique.

Ces maisons garderont leurs planches de toit à la verticales pentues, mais la base des versants de toit, recevront une autre couche de planches à l'horizontale FIXÉES sur les nouveaux coyaux, pour créer le retroussement à la "mode du jour."

 

-2d

Sur photo 2d

En lignes jaunes, la première pente du toit à la française.

Maisons Archives / dossier #57 / maison Antoine Désilets / segment-1

-2e

Le coyau, qui soutient et galbe le larmier (l'avant-toit) Néoclassique retroussé.

Ici le coyau est fait d'une volumineuse bille d'arbre de cèdre,

arrondi à la hache, pour donner le galbe voulu.

L'ancien toit "pentu" français, se cache son le "jupon" retroussé de la nouvelle mode,

et possède encore des restants de son bardeau de cèdre d'origine,

de l'époque de son toit pentu Français à pente raide, légèrement galbé dans le bas.

 


Consultez entre autres, ces dossiers sur le site,

qui montrent des toitures de maisons de formes Française,

qui ont été adaptées aux modes du Néo-Clasissisme du 19 ème,

par l'ajout de coyaux sur leurs premiers versants de toit "pentus",

d'origine du 18 ème.



Maisons Archives / dossier #28 / maison Laquerre / segment-6,
Photos et textes explicatifs #5 à #15, on voit une ancienne forme de toiture Française du 18ème, qui a été transformée avec larmiers retroussés au début du 19ème. Vieux bardeaux de cèdre de recouvrement de toit du bas des versants de toit de période Française, encore sur place SOUS les larmiers retroussés.

 

Maisons Archives / dossier #63 / maison Rose Lamothe / segment-6,
Photos et textes explicatifs #11 à #33, on voit une ancienne forme de toiture Française du 18ème, qui a été transformée avec larmiers retroussés au début du 19ème. Vieux bardeaux de cèdre de recouvrement de toit du bas des versants de toit de période Française, encore sur place SOUS les larmiers retroussés, qui refont surface lorsque qu'un curetage de précision à la pelle mécanique, enlève la couche Néoclassique du bas du versant de toit ... impressionnant à voir !

 

Maisons Archives / dossier #62 / maison Gauthier de Yamachiche / segment-1
Photos et textes explicatifs #1 à #5, on voit une ancienne forme de toiture Française du 18ème, qui a été transformée pour une toiture de forme Anglaise. Vieux bardeaux de cèdre de recouvrement de toit du bas des versants de toit de période Française, encore sur place SOUS le nouveau toit.

Voir aussi dans le même dossier de cette maison Gauthier le Segment-4
Photos et textes explicatifs #1 à #18,

 

Maisons Archives / dossier #1 / maison Martel / segment-1
Photos et textes explicatifs #6 à #11, on voit une ancienne forme de toiture Française du 18ème, qui a été transformée avec larmiers retroussés au début du 19ème. Vieux bardeaux de cèdre de recouvrement de toit du bas des versants de toit de période Française, encore sur place.

 

Maisons Archives / dossier #57 / maison Antoine Désilets / segment-1
Photos et textes explicatifs #9 à #12, un autre sur le site, d'une ancienne forme de toiture Française du 18ème, à versants pentus, transformée par l'ajout de couaux sur le vieux toit, pour retroussé les larmiers et répondre aux cannons de la mode Néoclassique du début du 19ème.
Vieux bardeaux de cèdre de recouvrement de toit du bas des versants de toit de période Française, encore sur place.

 

 



 

 

La forme de toit dite : "à l'Anglaise"

 

 

-3

 

Sur les photos-3

C'est la charpente de toit dite : à l'Anglaise, d'influence Britannique et États-Unis (Nouvelle Angleterre).

Ici la base des fermes de la charpente de toit est modifié.

La base du chevron ne sera plus appuyée sur la sablière du haut des murs longitudinaux , mais sera reporté à l'extérieur du carré de la maison. Le blochet et la jambette, formant le traditionnel triangle de la base de ces fermes de toit, viendront asseoir les fermes sur les sablières longitudinale.

Les pentes de toit varient entre 35 et 45 degrés, dépendant des régions et des influences.
Dans les cantons de l'Est par exemple, il y a des influences Irlandaises et Écossaise qui présentent quelquefois des pentes de toit faibles.

On voit souvent de longues lucarnes pointues de mode Néo-Gothiques du 19ème sur ces sortes de forme de toitures.


La période du milieu du 19ème jusqu'au premier quart du 20ème, nous amène ces formes de toits, très présentes entre autres, dans les Cantons de l'Est, les régions plus anglophones du Qc., les Maritimes, la Nouvelle-Angleterre.

 

 

 

-3-a

 

 

-3-b

Photos de la maison Richard, Ste-Eulalie, milieu 19ème siècle (1851).

Maisons Archives / dossier #9 / maison Richard

 

 

-3-c

 

Sur photos-3-c-d-e

Base des chevrons, à « l’anglaise » avec bout des chevrons aboutissant hors les descentes de murs de quelques pieds,

assis sur blochets de bois écarrie à la hache, contre-barrés avec des jambettes,

ces ‘triangles isocèles » de la base des chevrons, sont assis sur des grosses sablières écarries également à la hache.

 

Photos provenant d'une belle maison, encore bien droite et solide de la région de Deschambault,

et démolie en "sauvage", par des "ramasseux" de bois de grange mécannaissants et mercantiles.


Cette maison aurait pu revivre, elle a été plutôt "charcutée" en morceaux, pour vendre ça et là

pour satisfaire cette mode des décennies 2010-2020, de "bois de grange" pour condos ... ridicule démolition !

 

 

-3-d

 

-3-e

Sur la photo 3-e, on remarque la belle technique du maître charpentier, qui a croisé le blochet horizontal et la jambette de force, en croix, pour que cet assemblage viennent bloquer la base de la ferme de toit, à l'arrière des sablière.

Ce qui va aider la ferme de toit à demeurer à sa place sur le haut du mur (sur sa sablière), sans glisser vers l'extérieur.

Technique géniale de charépenterie, que je n'avais encore jamais vu.

Lors de la prise de vue de ces photos, que j'ai croquer à la sauvette sur cette belle maison de la région de Deschaubault, la maison se faisait malheureusement sauvagement démolir pour que certains de ses matériaux de planches anciennes, servent à être vendus, lors de la "foutue" mode de "planches de grange" des décennies 2010-2020.

Cette mode ridicule a tellement sacagée de maisons et de bâtiments de ferme pour la satisfaire ...

 


 

 

Certaines maisons, ont 2 charpentes de toit superposées une sur l'autre,

suite à une transformation architecturale du toit, suivant les "modes" de la fin et du tournant du 19ème siècle.


Voici l'exemple d'une maison construite à l'origine, au premier quart du 19ème Néoclassique (entre 1800-1825),
avec des avants toits retroussés, décrites au début de cet article sur photos # 2 à 2b.

À la fin du 19ème siècle, une autre charpente de toit sera menuisé SUR l'ancienne,
et rehaussera les murs d'origine de la maison, pour la transformer
aux formes de la mode Néogothique, en vogue à cette période.

Voyez l'article Faq / Général / article #117

 

-3-f

Sur cette photo 3-f = Maison avec ajout d'une charpente de toit à l'anglaise, en 1896

et finition ornementale extérieure dans le vocabulaire du style "Néo-Gothique" du tournant du 19ième siècle.

Style architectural très populaire de cette période.

Lucarne dite Néo-Gothique.

St-Grégoire le Grand, sur le boulevard des acadiens, à l'ouest du village (dit : "dans le haut du village")

-3-g

Photo 3g = en ligne rouge, la forme architecturale du toit de la maison à son origine de construction, qui est encore présent et ...

... CACHÉ, sous la forme actuelle du toit.

 

 

Photo-3-m.
la flèche JAUNE indique le premier toit
de cette maison encore présent
et caché sous le deuxième.


Voici un autre exemple sur la photo 3-m, d'une maison à toiture architecturale  Néoclassique avec larmiers retroussés À SON ORIGINE (flèche jaune)...

de construction dans la première moitié du 19ème siècle.


On a construit un nouveau toit, une nouvelle apparence architecturale au toit

à la fin du 19ème, directement sur le premier.

 

La nouvelle charpente de toit, a été construite à l'anglaise, avec des retours de larmiers, comme on le voit présentement.

Il y a au grenier un vide entre les deux toitures.

 

Cette maison de St-Ours, que j'ai inspecté, a été déplacée sur une nouvelle fondation et restaurée.

 

On peut voir lors du curetage extérieur du pignon, de son revêtement de déclin de bois, 

le premier revêtement de mur en planches verticales chaulées de l'époque de son premier toit retroussé Néoclassique.

La flèche jaune nous montre cette forme de toit typique des maison dites : Québécoises.

 

Par la suite un nouveau toit est venu s'appuyer sur l'ancien, avec toutes ses caractéristiques comme mentionné, des toits à la mode d'influence anglaise-néogothique, de la deuxième moitié du 19ème siècle.

 

Vraiment belle et instructive cette photo.
Merci Elisabeth et félicitations à toi et Mario pour vos beaux travaux

pleins d'attentions particulières patrimoniales pour la rem ise en valuer de cette magnifique maison. 

 

Question tràs petinente d'une femme sur la parution FaceBook de cette photo 3-m

Question de Ginette :
Pourquoi en arc de cercle et non droit ?

Pour la neige ?

 

Réponse  :
Non pas pour la neige, pour LA MODE.

Parce que, que ce soit une architecture de toiture avec un bas de versant de toit retroussé ou une toiture en ligne droite, la neige elle va descendre en bas sur une ou sur l'autre.

Mais la MODE avec ses influences, change l'architecture, et ici sur un toit l'architecture signifie souvent LA FORME du toit.

Le bas de versant de toit retroussé (comme vous l'appelez "arc de cercle"), c'est de MODE Néoclassique (circa 1800 à 1840), c'est très d'influence Québécoise.

Le versant de toit que vous voyez SUPERPOSÉ sur celui retroussé, c'est de MODE anglaise, (circa 1850-1910).

Ce qui signifie que la maison a eu 2 modes sur son toit.
On a CACHÉ le premier toit en le "couvrant" avec un deuxième pour suivre LA MODE DU JOUR de la deuxième moitié du 19ème siècle.

 

L'article suivant explique comment isoler ces types de toits DOUBLÉS, par l'intérieur lorsqu'on veut rendre l'étage de chambres "en cathédrale".

à venir ,,,

 


 

Sur les photos 5 à 5d suivantes :

Consultez également, ce dossier sur le site, d'une autre situation similaire, de 2 toits (2 modes) superposés.

Maisons Archives / dossier #62 / maison Gauthier de Yamachiche / segment-1
Photos et textes explicatifs #1 à #5, on voit une ancienne forme de toiture Française du 18ème, qui a été "camouflée" pour une toiture de forme Anglaise de la fin du 19ème.

Vieux bardeaux de cèdre de recouvrement de toit du bas des versants de toit de période Française, encore visible SOUS le nouveau toit.


Voir aussi dans le même dossier de cette maison Gauthier le Segment-4

Photos et textes explicatifs #1 à #18,

 

-5

-5a

-5b

Sur photos 5b et 5c, on voit le toit à "l'anglaise" bien assis sur l'ancien premier toit à la française d'origine

qui a conservé son recouvrement de bardeaux de bois d'origine, extrêmement usé.

C'est probablement la raison de l'installation du nouveau toit à la "MODE DU JOUR" sur l'ancien,
pour ne pas changer le vieux bardeau de bois, en créant un nouveau toit, qui sera recouvert d'une tôle métallique à la "MODE DU JOUR", dispendieuse, soit une tôle à la canadienne (photo 5d).

 

-5c

-5d

Sur 5d = Recouvrement du toit en tôle à la canadienne.

 


 

Certaines maisons, ont eu des rehaussements de murs,
et des transformations architecturales du toit, suivant les "modes" de la fin et du tournant du 19ème siècle.

 

-3-h

Ici sur l'exemple que je donne en dessin -3h, 

Le premier carré de maison A, possède sa charpente de toit d'origine française-Québécoise dont les chevrons viennent s'appuyer sur les murs du carré de pièce. (comme les exemples ci-haut aux séries de # 1 et 2).

Le même carré de maison en B, a vu sa charpente de toit française d'origine de construction du bâtiment enlevée.
Le carré de maison est rehaussé sur ses murs de pourtour ; rehaussement souvent construit en structure à claire-voie ou par l'ajout de sablières supplémentaires. 
Par la suite le carré de murs rehaussés, reçoit une nouvelle charpente de toit dite "à l'Anglaise", pour suivre les courants de cette mode de forme de toit.  (décrit dans l'exemple ci-haut de la série de photos # 3 à 3e).

 

Voici un exemple d'une telle transformation et adaptation de la maison "aux goûts du jour". 

Maisons Archives / dossier #55 / maison Lavigne de Ste-Gertrude, sur photos 23 à 33 au segment-1,

-3-i

sur la photo 3-i, le rehaussement des solives de plafond au rez de chaussée pour donner plus de hauteur de plafond et suivre les modes du temps (dernier quart du 19ème).

On voit sous les solives les anciennes traces de crépi de chaux, de la première hauteur des murs de p.s.pièce avant de rehaussement de solives.

 

-3-j

 

et au segment-2, on voit le rehaussement des murs par l'ajout de sablières (au #2 sur la photo)

 

-3-k

rehaussement des murs avec la construction d'une nouvelle charpente de toit à l'anglaise

 

-3-l, 
On remarque sur photo 3l, par l'extérieur le rehaussement des murs par l'ajout de sablières et "spacer",

que l'on constate sur la photo SOUS les petits bouts de 2x4.

 

maison récupérée à Ste-Gertrude en 2017

 


Voici un autre exemple
de rehaussement de murs.

 


Photo 3-m

Magnifique Maison de St-Charles sur le Richelieu, 1825

 

Par des recherches effectuées aux Archives Nationales du Québec  il y a plusieurs années, nous avons appris que sa construction date de 1825.

Aussi que la structure de pièces sur pièces a été démontée et reconstruite sur un autre lot c’est-à-dire le lot actuel en 1857.

Des travaux  ont été effectués dans les années 1920 soit, un  toit de tôle pincée posé sur l’ancien  toit de bardeau,  du  déclin de bois posé sur  les planches verticales de 1857 et l’ajout d’un balcon sur 3 façades. Les  fenêtres du bas  datent des années 20, celles du haut de 1857 mais elles ont été retravaillées en diminuant le nombre de carreaux. On peut y voir encore les vestiges des anciennes baguettes.

 

On voit au pignon, avec mes lignes graphiques ajoutées,

ce toit (1857) à pente faible à l’anglaise (influence un peu Nouvelle Angleterre) qui a été ajoutée SUR le vieux carré (1825) de pièce sur pièce du rez de chaussée.

 

--- en lignes bleu = la probable première forme architecturale du carré de pièces original de 1825.

--- en lignes blanches = probable rehaussement des murs en madriers sciés et superposées sur le champs, lors du remontage du vieux carré en 1857,
en flèches blanches = la hauteur approx. du rehaussement.

--- en flèche rouge = le joints (en biseaux) de planches au pignon lors du rehaussement (1857), qui est le premier recouvrement de murs extérieurs, en planche verticales bouvetées, avec des retants de son chaulage au lait de chaux jadis.

 




 

Les toitures de maisons à 4 versants, dites :

Mansardées

ou populairement mentionnée comme à combles brisés, ou à combles français

PROVIENNENT du courant "Second Empire" français.

 

Très à la mode surtout dans le dernier quart du 19ème

et première moitié du 20ème siècles au Québec.

1860-1920

 

 

-4

 

Sur photo-4, voici un plan structurel de base, d'une maison avec un toit Mansardé.

 

La partie du toit à faible pente sur le dessus s'appelle : LE TERRASSON.

Les partie du toit à pente raide et souvent galbés dans le bas du terrasson s'appellent : LES BRISIS

 

Certaines maisons anciennes ont également reçues une transformation architecturale du toit,

suivant le courant de la "mode Second Empire",

avec l'ajout d'un toit mansardé.

 

-4a

Sur dessin 4-a, (en continuité d'explications de photo 3-h)

Le premier carré de maison à gauche du dessin, possède sa charpente de toit d'origine française-Québécoise dont les chevrons viennent s'appuyer sur les murs du carré de pièce. (comme les exemples ci-haut aux séries de # 1 et 2).

Le même carré de maison à droite, a vu sa charpente de toit à 2 versants d'origine de construction du bâtiment, enlevée.

Le carré de maison est quelquefois rehaussé à la cave SOUS les soles d'origine, souvent pour donner de "la hauteur" à la cave ou au vide sanitaire,

et quelquefois ègalement sur le dessus de ses murs de pourtour aux sablières, pour donner de "la hauteur" à l'étage des chambres.

 
Par la suite le carré de murs rehaussés, reçoit une nouvelle charpente de toit dite "Mansardée", pour suivre les courants de cette mode de forme de toit.  (décrit dans l'exemple ci-haut de la série de photos #4).

 

Également d'autres formes de toit suivant les canons de la mode de la dernière moitié du 19ème surtout, vont être construits sur des carrés de maisons plus vielles.

Comme des toits à 4 versants en pavillons ou Regency Tardif, ou pour transformer la maison en boîte carrée de style American Square ou autre influence architecturale "Étatsunienne", ou simplement en toit plat de type duplex début 20ème. 

 

Voici un lien sur le site :

Maison Second Empire Mansard, isolation des Brisis en pente, pour mettre en valeur l’entrait de base du terrasson.

Dans cet article, on voit la structure de base des brisis avec ses chevrons et ses coyaux qui retroussent leurs avants-toit, et on voit un exemple d’isolation des brisis, lorsque l’on veut garder les brisis avec leur pente de toit à l’intérieur. (Ce qui n’est pas le cas chez vous, les murs de finition des brisis sont droits).

Faq / intérieur / article # 132

 




D'autres formes de toit
suivant les diverses mode
du Néoclassicisme du 19 ème siècle, vont rivaliser
de prouesses architecturales et de beauté.

 

Pour celles et ceux qui veulent entrer en profondeur dans ces diverses modes architecturales, je vous suggère fortement d'étudier :
Québec, trois siècles d'architecture

de Luc Nopen, Claude Paulette, Michel Tremblay

 

Livre extraordinaire ! 
De haute voltige au niveau architectural historique de l'histoire architectural de la ville et du Québec.
Québec est en quelque sorte le miroir DU Québec.
Un survol des 2 grandes époques Française, Britanique et diverses influences du 20ème siècle.

 

Rares de nos jours, les maisons cossues qui sont demeurées intactes en conservation de leurs cachets d'origine.

 

Voici un exemple unique d'un trésor sous protection spéciale par une organisation hors de l'ordinaire.

Je vous invite à visiter le site de Héritagecharlevoix.com

Voici la maison Bouchard-Simard, maison avec toit à 4 versants, de style-mode REGENCY.

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 Photos 4b à 4e, la maison Bouchard-Simard, début 19ème siècle.

Une des caractéristiques exceptionnelles de cette maison, dont plusieurs éléments ont été conservés dans le temps depuis plus de 200 ans,

ce sont ses anciennes couleurs murales d'origine, qui sont omniprésentent à l'intérieur.


Consultez pour la coloration : Faq / intérieur / article #05

 
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En 2025 j'ai rédigé un rapport d'expertise sur une très belle charpente de grange

mansardée de circa 1930 dans les cantons de l'Est.

 

Pour prendre connaissance de ce rapport, écrivez moi, je vous ferai parvenir une copie
en voici quelques extraits :

 

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1 = les 2 versants de toit du TERRASSON

 

2 = les 2 versants de toit des BRISIS

 

3 = L'ÉTABLE situé sous le fenil qui entasse le foin et de la machinerie.

 

La grange-étable est un bâtiment de ferme traditionnel avec une forme architecturale de toit

mansardé (ou comble français).

 

Ce type de bâtiment est surtout apparu au Québec à l’époque du Second Empire, dans le

dernier tiers du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle.

 

Pour la compréhension de ce document, les deux petits versants de la partie supérieure

faîtière du toit s’appellent le terrasson (photo-4a - flèches #1), et les pentes raides des deux

versants inférieurs de ce toit mansardé s’appellent les brisis (photo-4a - flèches #2).

 

Ce bâtiment de ferme est construit sur un terrain en pente et est constitué, dans sa partie

supérieure, d’un fenil pour entreposer le foin destiné à nourrir les animaux, et, dans sa partie

inférieure, d’une étable (photo-4a - flèche #3).

 

C’est une construction typique de ce type de bâtiment de ferme, construit en terrain

accidenté.

 

La caractéristique architecturale majeure de ce bâtiment est la petite dimension du terrasson

(photo-4a - flèches #1), avec une pente de toit relativement prononcée, ce terrasson repose

sur de longs brisis à pente de toit très accentuée (photo-4 - flèches #2).

 

Cette caractéristique architecturale, se retrouve dans quelques autres exemples subsistant

dans la région de Lac-Brome.

 

Ce court et abrupte terrasson, permet à la toiture de ces bâtiments de résister à de fortes

charges de neige et de glace, et donc de mieux résister au temps.

En effet, plus les versants du terrasson sont courts et inclinés, plus cette partie faîtière du

bâtiment est solide et peut supporter les charges des précipitations.

Les brisis, avec leur forte pente, évacuent rapidement les accumulations de neige et de glace

du terrasson.

 

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On peut considérer que ce bâtiment a été charpenté par un maître charpentier.

 

qui bâtissait à l’ancienne, selon des techniques complexes et élaborées de charpenterie qui ont fait leurs

preuves au fil du temps en matière de solidité de tels toits mansardés.

 

Les murs de pourtour du bâtiment sont également composés de poteaux qui partent de la

sole du bâtiment et s’assemblent sous les sablières du haut des murs. Ils soutiennent les deux

sablières longitudinales du bâtiment, lesquelles reçoivent la base et la poussée des chevrons

des deux versants de toit des brisis.

 

La beauté traditionnelle et impressionnante de l’intérieur de ce bâtiment se remarque à

travers toutes les composantes de charpente qui relient et contreventent la série de longs

poteaux de la partie centrale du fenil et la série de plus petits poteaux qui composent la

structure de base des murs de pourtour.

 

Les photos suivantes (de la série 4) donnent un aperçu des composantes

structurelles et du magnifique savoir-faire traditionnel de conception de cette grange-étable.

 

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Sur la photo-4c :

--- Le n° 1

montre les deux versants du terrasson du toit mansardé.

--- Le n° 2

montre les deux versants des brisis du toit mansardé.

--- Le n° 3

montre les longs poteaux verticaux de la partie centrale du bâtiment, qui supportent les deux

longues poutres de refend horizontales. Ces dernières supportent la jonction entre la base du

terrasson et le début des versants des brisis, plus bas. Cette conception assure une très

grande solidité à la portée de la charge centrale du toit.

13Sur les photos-7 et 8 :

--- Les n° 4

montrent les « solives » horizontales qui relient les longs poteaux centraux entre eux, et qui

laissent assez d’espace au-dessus d’elles pour laisser le passage libre pour le foin qui voyage

sur le rail central, lors du déchargement des charrettes à foin. Sur la photo 7, on voit où est

écrit le chiffre n° 1, ce rail faîtier de métal qui est toujours présent.

--- Les n° 5

montrent les divers contreventements obliques, qui contreventent le bâtiment contre les

vents violents. Ces contreventements apparaissent un peu partout dans la structure centrale

ou dans les murs de pourtour. De toute beauté de conception.

--- Les n° 6

montrent les poutres « entretoises » horizontales qui relient les longs poteaux verticaux

centraux aux plus petits poteaux verticaux de la composition structurelle de pourtour

longitudinale des murs.

--- Le n° 7

montre ces petits poteaux verticaux de la composition structurelle de pourtour longitudinale

des murs. Ces derniers, reliés aux soles et aux sablières, reçoivent à l’extérieur, sous le

revêtement métallique, des entretoises horizontales et des contreventements pour les

renforcer.

 

Les trois flèches #3 les plus basses de la photo 4c, indiquent les longs poteaux centraux.

 

La colonne en bois à gauche dans la photo 8 est une colonne de ventilation naturelle (comme

une cheminée) qui évacuait les odeurs et l’humidité de l’étable située en dessous.

À l’origine, cette colonne de bois traversait la toiture en tôle du terrasson et se terminait par

un campanile en bois sur le toit.

Ces campaniles étaient souvent ouvragés avec une belle apparence décorative ; on voit

encore la trace de cette installation jadis dans la tôle du toit.

 

 

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La charpente structurelle du bâtiment est composée de longs poteaux, ou colonnes, situées à

environ dix pieds des murs longitudinaux.

Ces longs poteaux supportent à leur extrémité supérieure deux longues poutres horizontales,

dites « de refend », qui sont longitudinales au bâtiment.ù

 

Ces poutres de refend soutiennent la jonction entre la section du terrasson et les brisis de la

toiture (photos #7).

Cette conception structurelle de la partie centrale du bâtiment, sur toute sa longueur, est

ingénieuse et très résistante pour supporter la charge centrale du terrasson.


Les chevrons, qui composent la charpente du terrasson et des brisis, reposent sur ces deux longues poutres

faîtières de refend centrales et sur les sablières situées en haut des murs de pourtour du

bâtiment.

 

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