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:)

 

Je vous présente la maison exceptionnelle de Marie Bachand.

 

Maison construite au tournant du 19ième siècle (Circa 1780-1800),

dans le rang "vide-poche".

Construction d'origine Acadienne (Poirier et Bourque),
sur le territoire du village de St-Grégoire (Ville de Bécancour).

 

 

Maison unique dans cette région, qui conserve encore plusieurs caractéristiques architecturales de son histoire de près de 240 ans d'existence en 2022.

"Marie" a su entretenir et conserver les cachets anciens de sa maison,

de façon exemplaire et digne d'éloges,

sur une période des 35 dernières années de sa vie.

 


 

Ce dossier de la maison de Marie, est un hommage à son amour et son travail indéfectible, pour garder sa maison authentique.

 

Marie est décédé le 9 juillet 2022.

 

Salutations ma chère, tu as toute mon admiration.

 


 


 

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 Sur photo-1, à gauche l'abri en appentis du four à pain, encore présent sur la maison ...

... et Marie en 2019.

 

Au centre la cuisine d'été.

À droite la grande maison.

 

L'apparence extérieur de la maison, conserve son revêtement de murs en déclin de pin,

avec ses chambranles d'ouverture, ses volets,

et ses coins d'angles de murs, ornementés  de larges et épaisses planches moulurées,

 

toute cette finition extérieure typique de la mode néoclassique de la deuxième moitié du 19ième siècle ;

 

mode qui est venu "habillé" au goût du jour à cette époque, la maison d'influence Française d'origine.

 

C'est grâce au travail d'entretien assidu de Marie, si nous pouvons encore de nos jours (2022)

admirer cet aspect ancien de la maison, conservé à merveille !

Bravo Marie !!!

 

 

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Maison membre de l'APMAQ

(l'Association des propriétaires de maisons anciennes du Québec.)

 

 

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La maison, dans la première moitié du 20ième siècle.

 

Elle d'abord été sauvé, (de l'état que montre la photo-4), et restaurer de bonne façon,
par Nicole et André Guillemette. Très beau travail, félicitations à vous deux.

 

Ensuite Marie à pris la relève et la continuité des travaux, sur 35 ans d'amour pour sa maison.

 

 

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 Sur photo-5 - 6 - 7

revêtement de murs en déclin de pin,

avec ses chambranles d'ouvertures, ses volets et quincailleries d'époque,

 

ses coins d'angles de murs, ornementés  de larges et épaisses planches moulurées au goût du Néoclassisme régional du 19ième siècle.

 

 

 

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Selon les commentaires sur FaceBook d'une amie "près" de Marie, Danielle Rochette :

 

Le travail de Marie, une tâche admirable et digne d'être reconnue.

La maison de Marie garde vivante l'âme de Marie.

 

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La maison, dans la première moitié du 20iéme siècle. 

 

 

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Sur photo-9, des descendants Poirier  

 

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Sur photos-10-11, des descendants Bourques, Désilets.

Nom de famille typiquement Acadien de descendants fondateurs de notre belle région de Saint-Grégoire.

 

Village fondé par des Acadiens, dans la période du "grand dérangement".

 



 

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 Sur les photos 4 et 11

Sur cette photo 11, provenant probablement de la fin du 19ème début 20ème siècle, avec des ancêtres de la maison (Bourques ?), on remarque que la façade de maison possédait une galerie  enjolivée selon une tradition régionale de cette époque.

On y voit les poteaux de galerie moulurés comme les angles des murs, et dans le haut centre gauche de la photo 11 (et plus clairement sur la photo 4), une "frange" du dessous du larmier de toit, qui couronnait l'ancienne galerie, c'est un LAMBREQUIN en franges.
La forme dite "locale" de ce Lambrequin à été reproduite localement sur plusieurs maisons régionales Grégoriennes.

On peut voir la forme du découpage du bois de ce type de Lambrequin, sur des photos de l'article d'une démolition "ridicule" en 2015, d'une des plus vielle maison Bergeron-Désilets du village de St-Grégoire ...

 "dérapage patrimonial", démolition bizarre, rapide et non contrôlée par (malheureusement) entre autres, un incompétent nouvel arrivé aux permis de démolition de la ville de Bécancour en 2014 ... à qui j'ai parler par téléphone et qui m'a sembler totalement déconnecter et incompétent face au patrimoine bâti de la région, et qui d'ailleurs comme bizarrement, n'a pas fait longue carrière à ce poste dans les mois suivants ...
bref ... à lire

on voit dans cet article "décevant", sous la photo avec pelle mécanique, la forme du lambrequin en lambeaux,
et sur 2 photos également de cette maison plus loin dans cet article.

Également la maison Forest (considérée comme jumelle en apparence Néoclassique de celle de Marie), située sur le boulevard des Acadiens à St-Grégoire, conserve encore son lambrequin sous larmier, même si la galerie avec poteaux ornementés et balustres a été remplacé par un perron comme à la maison de Marie.


exemple régional sur : Maison Forest, Boul. des Acadiens St-Grégoire

 



 

 

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 C'est  par cette fenêtre de l'ouest, que Marie admirait la descente du soleil, en jouant sur son clavecin ...

 



 

L'arrière de la maison, et son appentis et four à pain.

 

 

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L'arrière de la maison possède un revêtement de mur, en planches "debout",

c'est à dire en planches bouvetées mises à la verticale.

 

Ce revêtement représente la première apparence de la maison, dans les 50 premières années "la vie" de la maison, à la fin du 18ième et début de 19ième siècle.

 

À cette époque la maison possédait des pentes de toit pentus à la Française et d'influence du régime Français.
Le retroussement des avants-toits (des larmiers), tels qu'on les voit aujourd'hui, ont été ajoutés à l'époque Néoclasssique du 19ième,
mode qui a soufflé sur toutes les maisons "anciennes" du temps.


La charpente de toit (visible actuellement à l'étage de la maison) à pannes avec des contreventements (des perches hautes ou perchaudes) incorporés dans les chevrons des versants de toit, ainsi que le pontage vertical des planches de toit, nous amènes aux origines lointaines de la maison, dans les décennies du tournant du 19ième siècle.

 

 

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Sur photo 16.

Phénomène remarquable de conservation de la maison, et situation unique au centre du Québec :

 

La maison possède encore son appentis situé sur le murs Nord-Est de la maison, qui protège le "dos de castor" du four à pain.

Ce four à pain donne au fond de l'âtre de la cuisine d'été (voir photo plus loin).

 

Visitons cet appentis et son four à pain encore présent.

 

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Sur photo-18, dans l'appentis on remarque le mur Nord en pièce sur pièce de la cuisine d'été,
avec au centre le dos de l'âtre apparent dans l'appentis et recevant à sa base, la masse du four à pain.

 

Le four à pain avec son dos typique en forme de "castor accroupi",

communique et ouvre sa gueulle au fond de l'âtre à l'intérieur de la cuisine d'été.

Voir photos suivantes : # 19-20

 

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Âtre de cuisson des aliments ; la cuisinière enfournait ses pains dans le four à pain,

par les portes de fonte du fond de l'âtre.

 

 

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 La "gueule" de l'âtre, avec son linteau de bois franc

et les portes en fonte du four à pain au fond.

 

 

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Le four à pain protégé des intempéries par son appentis.

 

 

 

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L'appentis du four à pain, adossé sur le mur Nord de la cuisine d'été.

 

 

 

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L'appentis du four à pain, adossé sur le mur Nord de la cuisine d'été.

 

 

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L'escalier  abrupte de meunier, situé près de l'âtre, et menant au grenier de la cuisine d'été, endroit de conservation d'aliments et autres articles nécessaire à la subsistance.

 

L'âtre de cuisson de la cuisine d'été, contrairement à l'âtre de cuisson de la "grande maison" ,

servait surtout à l'été et à l'automne, pour des travaux de cuisine plus "salauds", (boucherie, savon, pain, victuaille de chasse etc).

 

Cette photo-24, montre l'ambiance de ce qu'était cet endroit de subsistance de la famille, il y a plus de 2 siècles en 2022.

 

 

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 La cuisine d'été. endroit de travaux culinaires, de travaux d'automne à la récolte ...

 

 

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L'escalier de meunier.

 

 

 

 

 



 

La grande maison.

 

 

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La grande maison, et la représentation de son âtre "principal" de cuisson et de chauffage, situé

au centre de la maison, à son endroit d'origine comme plusieurs maisons régionales du même âge.


"Le feu" de l'âtre, faisait traditionnellement face au Nord.

 


 Exemple régional :

 Photo 27-a

Maison Martel-Béliveau, non loin de la maison de Marie. Dans le rang "Beauséjour".
Sur cette photo 27-a, on voit en exemple,

 la reconstitution d'un âtre re-maçonné à sont endroit d'origine  : au centre de la maison.

On peut voir la rusticité de ce qu'était un âtre "véritable"  de l'époque de la maison, en : Faq / intérieur/ article 127.


 

 

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 Les crépis provenant de la refonte de la maison avec les modes Néoclassique du milieu du 19ième, sont encore présents sur les murs intérieurs.

 

Sous ce crépi, se cache les indices de la première "vie" de la maison au 18ième, d'apparence intérieure sur les murs de pièce sur pièce bruts, blanchis au lait de chaux.

 


 

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Sur photos 30 et 31, Marie me faisait remarquer un autre détail exceptionnel, conserver dans la maison.

Des gouttières intérieures, pour ramasser l'eau de "dégoulinage" des fenêtres,

qui pouvait tomber sur les allèges intérieures (les tablettes) des fenêtres.

 

Le "menuisage" de ces allèges de fenêtres se faisait souvent en légère pente vers l'intérieur, pour permettre une meilleure ouverture des battants intérieurs de fenêtres et pour justement diriger l'eau de "dégoulinage", hors de l'allège pour éviter le pourrissement de celle-ci.

 

 

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Repose en paix Marie, et merci d'avoir si bien préserver ta maison ...

 

J'espère que dans le futur, ce bâtiment emblématique des origines de notre région,

sera respecté comme tu l'as toujours fait.

 

 

Madame Marie Bachand

1947-2022

 

 

 

 

 

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